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Quand vous souffrez de troubles anxieux, vous pouvez souffrir de TOC, qui est un état mental particulièrement invalidant. La personne en proie aux TOC peut avoir des comportements répétitifs et/ou des actes mentaux qu’elle n’arrive pas à chasser, ce qui lui provoque une immense culpabilité. La majorité de la population touchée n’ose pas en parler, ressentant une grande honte. Les TOC non traités peuvent baisser considérablement la confiance et l’estime qu’une personne a d’elle-même et la mener à la dépression. Vous avez des TOC et pensées intrusives et ces troubles impactent fortement votre vie ? Et si vous lisiez cet article jusqu’au bout pour comprendre ce trouble anxieux et pour vous en libérer ?

Le TOC est une pathologie psychiatrique pouvant survenir dès l’enfance, prenant souvent de l’ampleur à l’adolescence. Il s’agit d’abord de pensées obsessionnelles dont la personne n’arrive pas à se défaire. L’angoisse va augmenter. Ces idées fixes peuvent faire souffrir la personne au point où celle-ci pense avoir atteint ses limites. Elle peut commencer à pratiquer des compulsions. Ces compulsions sont des rituels pour soulager les obsessions et donc, l’anxiété devenue insoutenable.

Le problème dans cette affection, c’est que les individus gâchent leur vie et leur temps. En effet, leurs pratiques peuvent durer plusieurs heures dans la journée. Les individus sont conscients de leur trouble, mais ne peuvent s’empêcher d’exécuter leurs gestes pour se rassurer. Il est donc inutile de les culpabiliser. C’est plus fort qu’eux.

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Les causes principales d’apparition des TOC et des pensées obsessionnelles

En réalité, même le domaine médical a du mal à trancher à ce sujet. Les causes peuvent être génétiques, environnementales, neuropsychologiques (hyperfonctionnement d’une zone précise du cerveau, manque de neurotransmetteur dont notamment la sérotonine)… On ne peut donc être vraiment sûrs de ce qui provoque cette pathologie. Je pense qu’il s’agit surtout d’un ensemble et qu’il faut d’ores et déjà posséder un terrain anxieux. Ensuite, par rapport aux expériences de vie et à l’environnement d’un individu, il pourra ou non développer un TOC. C’est surtout une certaine personnalité qui se forge et qui, à force, fera apparaître ce problème.

Trait de caractère spécifique aux personnes souffrant de TOC

Il semble que les personnes souffrant de TOC soient des hyper perfectionnistes souhaitant avoir constamment la maîtrise de leur vie. Or, étant donné que l’incertitude fait partie de l’existence, il est donc impossible de tout savoir à l’avance. Les imprévus arriveront certainement de temps à autre. C’est justement là le problème. Le TOC représente la maladie du doute. Quand une pensée les effraie, elles utilisent les rituels, qui sont une espèce de contrôle magique leur faisant croire que tout ira bien…

Il y a en effet dans le TOC une sorte de pensée magique de l’enfant. (Ex. : si je réussis à rattraper mon bus, ma journée à l’école se passera bien.) Sauf qu’en général, les adultes mettent un peu de côté ce raisonnement. Cependant, certaines personnes l’ont pris comme stratégie principale. Ce moyen a dû être, à un moment crucial de leur vie, le seul ayant réussi à les apaiser. 

Le problème, c’est qu’au lieu d’apaiser la personne (enfin, cette solution l’apaise, mais temporairement), le TOC reprendra de plus belle et s’amplifiera même. L’individu voudra de plus en plus se sentir rassasié.

 

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Les principales formes du TOC

Bien qu’il existe autant de types de TOC que de personnes différentes sur cette planète, les TOC se regroupent tout de même dans des thèmes spécifiques. Voici une liste non exhaustive des TOC dont vous pouvez souffrir.

L’obsession de contamination

Dans ce trouble, il ne s’agit pas que d’une personne maniaque. Non. Cela peut aller bien plus loin. La personne pourra se laver plusieurs fois par jour, et ce, pendant des heures, pensant qu’elle est contaminée ou sale. Les microbes déclenchent une panique démesurée chez elle. Elle pourra nettoyer 20 fois sa maison s’il le faut et ce rituel peut devenir un véritable supplice pour les proches. Il s’agira donc plus d’une obsession d’hygiène.

Il existe également une autre peur de la contamination, mais d’un point de vue plus « psychologique ». Si un individu est pessimiste ou atteint d’une maladie, la personne va éviter de la fréquenter de trop près au risque « d’attraper » son pessimisme ou sa maladie. Il possède donc un caractère superstitieux.

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L’obsession du doute et de l’erreur 

Dans ce cas-là, la personne, en partant au travail par exemple, va arriver 1 heure en retard, car elle va vérifier 100 fois que sa porte d’entrée est bien fermée, ou que le gaz n’est pas ouvert. Elle va également allumer/éteindre la lumière un nombre impressionnant de fois pour être sûre que tout est ok.  

Les causes de ces compulsions peuvent être la peur d’un cambrioleur, que la maison prenne feu, que la facture d’électricité apparaisse exorbitante, etc.

En réalité, ces personnes craignent l’erreur en particulier. Une secrétaire, par exemple, pourra ouvrir à nouveau une enveloppe qu’elle avait fermée pour bien vérifier qu’il n’y ait pas de fautes dans son courrier. Elle relira 20 fois le même mot pour s’assurer qu’il s’agit bien de ce mot qui est écrit.

Par contre, ces rituels ne veulent pas dire que la personne est bête ou n’a pas de mémoire. Elle SAIT pertinemment avoir bien fait les choses, mais doute d’elle-même surtout, n’a pas confiance en elle et a une peur insoutenable de l’erreur, qu’elle ne tolère pas.

L’obsession de malheur et de superstition 

Dans ce TOC, l’individu a une crainte excessive qu’un drame se produise, pour lui ou ses proches. Il n’arrivera pas à se rassurer, vu que l’avenir reste incertain. Pour soulager son angoisse, il va mettre en place des rituels, comme toucher un objet un certain nombre de fois, compter mentalement, etc. 

Vu qu’il demeure assez superstitieux, il n’aimera pas certains chiffres, certaines couleurs et devra ainsi « conjurer le sort » avec des compulsions.  

Il croit alors que penser à quelque chose de catastrophique peut faire survenir cette catastrophe et pour empêcher ce prétendu désastre, il imaginera une pratique capable de « l’écarter ». 

La personne pense donc qu’une responsabilité énorme pèse sur ses épaules, alors qu’il n’en est rien. Elle ne supporte surtout pas l’inconnu et ne peut tolérer le 1 % qui ferait qu’un drame puisse arriver. Elle a surtout peur, en réalité, de la mort ou d’une tragédie imminente.

L’obsession de symétrie 

Ce TOC peut s’apparenter quelque peu au TOC superstitieux, dans la mesure où l’individu peut se dire « si je ne dispose pas cet objet parfaitement, je risque d’avoir un accident grave ». De même, l’individu peut ne jamais bouger un objet de peur que son geste porte malheur.

Cependant, dans l’ensemble, ce sont des personnes obsédées à l’idée que tout doit être rangé correctement et surtout, de manière symétrique. Elles peuvent passer des heures à mettre en place les objets. Il s’agit surtout de personnes hyper perfectionnistes. 

L’obsession d’accumulation

Je classe cette incommodité dans les TOC, mais sachez depuis peu que cette pathologie demeure maintenant distincte du TOC. On la nomme la « syllogomanie ». 

La personne atteinte de ce trouble ne peut pas se séparer d’un objet, autrement, elle ressent une trop grande angoisse. Alors, elle le garde. C’est ainsi qu’elle peut se retrouver avec 70 parapluies chez elle par exemple, car « on ne sait jamais, ils peuvent servir…»

Je connais en effet quelqu’un se trouvant incapable de jeter les prospectus qu’il avait retrouvés dans sa boîte aux lettres depuis des années. Des cartons remplis de publicités diverses envahissent donc son appartement. Les invités ont de quoi être surpris…

Les obsessions agressives

Ce TOC reste de loin le plus difficile à guérir. Il s’agit surtout d’obsessions. La personne a des pensées totalement contraires à sa vraie nature, son sens moral. Par exemple : angoisse de se suicider, d’assassiner quelqu’un, de laisser échapper des insultes dans un moment très inapproprié, d’avoir un fou rire pendant un enterrement, d’être pédophile, etc. 

C’est le plus difficile à traiter, car le plus délicat à assumer. Dire à un individu lambda que l’on a peur de « tuer quelqu’un » est sans nul doute assez compliqué à expliquer.  

Concernant cette peur, elle a maintenant un nom à part entière. Il s’agit de la phobie d’impulsion. 

Sachez cependant que le passage à l’acte est considéré comme nul. En effet, une personne souhaitant anéantir quelqu’un n’éprouvera aucun état d’âme, un suicidaire serait au contraire soulagé d’en finir, etc. 

Il y a donc dans ce trouble un cruel manque de confiance en soi et tout ce qui se dit dans les médias n’arrange rien. « Si telle personne a commis une chose atroce, qu’est-ce qui l’a fait basculer ? En serais-je également capable aussi ? »

Mais s’il vous plaît, cessez de regarder les informations si vous êtes trop anxieux, car elles  ne font qu’intensifier votre anxiété. Le plus grand problème des actualités, c’est qu’elles ne contiennent que celles traitant du malheur dans le monde et oublient totalement ce qu’il s’y passe de génial. Comment voulez-vous donc penser plus positivement ou du moins, de manière plus neutre, si vous vous trouvez acculé de nouvelles malheureuses à chaque instant ? 

Compulsions

Les solutions pour se libérer des TOC et pensées intrusives 

Je vais détailler ici les 3 solutions principales pour se libérer de ce trouble anxieux. Pour compléter cette lecture et notamment en ce qui concerne la solution n° 2, je vous invite à naviguer dans ma rubrique développement personnel. Vous allez y trouver de nombreuses autres clés vous permettant d’aller mieux.

Se faire aider par un professionnel de la santé

Les principaux traitements des TOC résident dans la thérapie comportementale et cognitive (TCC) couplée à la prise d’antidépresseurs. 

Les TCC serviront à la personne à passer à l’action sur ce qui lui fait peur au plus haut point et ce, accompagnée de son thérapeute. Par exemple, un individu ayant l’obsession de contamination devra se laver les mains 90 fois au lieu de 100, puis 80, puis 70, etc. Quand le moment affreux de réaliser les compulsions surviendra (car il apparaîtra forcément), il devra s’armer de courage et ne pas céder. Il devra donc rester dans l’inconfort jusqu’à ce qu’il comprenne qu’il en est capable. 

Le thérapeute traitera également les pensées cognitives forcément erronées de la personne. Par exemple : « ma fille a 5 minutes de retard, elle a sûrement eu un problème sur la route, elle est décédée, je ne survivrais jamais ». Cette pensée catastrophiste pourrait être remplacée par : « elle est en retard depuis 5 minutes seulement. Elle est prudente, je peux lui faire confiance, elle est sortie un tas de fois et tout s’est toujours très bien passé, un accident n’est pas systématiquement mortel, etc. ». En gros, il faut dans ces moments vous forcer à trouver des réponses plus raisonnables et rationnelles, et ce, jusqu’à ce que cette nouvelle façon de voir devienne une habitude.

Prendre parallèlement un antidépresseur, pourquoi pas ? Je suis pour seulement si la personne n’arrive pas à effectuer l’exercice. Là, le traitement servira de béquille, car il n’y a pas le choix pour avancer (mais la prise doit demeurer temporaire). Cependant, n’attendez pas qu’un médicament accomplisse des miracles si nous ne travaillez pas dur sur vous afin de vous libérer de vos croyances, blocages et traumatismes qui ont installé le TOC.

Comprendre que le TOC ne représente qu’un symptôme

En effet, le TOC ne représente qu’un symptôme, et non le problème de fond. Pour les TOC modérés, c’est assez flagrant : la personne est gonflée à bloc, ultra positive à l’idée de commencer sa thérapie. Elle arrivera donc à diminuer ses compulsions, voire à ne plus en effectuer du tout : c’est l’excitation du début. Cependant, au fil du temps, quand la routine s’installera de nouveau, l’envie d’y sombrer encore sera de plus en plus fréquente et sachez une chose. Vous craquez une fois, vous êtes foutu : Les TOC réapparaîtront en masse. Céder équivaut à avoir réalisé 10 pas en avant pour 50 en arrière… 

Et si un malheur surgit (ex. : vous apprenez la maladie grave d’un proche), vous pourrez être sûr que les troubles obsessionnels compulsifs referont leur apparition, vu qu’il s’agit d’un soulagement à votre anxiété trop intense. 

Vous devez donc pour moi traiter le vrai problème de fond pour que le TOC disparaisse pour de bon.

Envisager des traitements spécifiques

Enfin, quand les TOC demeurent beaucoup trop sévères et qu’aucun médicament ou thérapie ne fonctionne, certains traitements comme l’électrostimulation et la stimulation cérébrale profonde restent envisageables. Il convient cependant d’y penser en dernier recours seulement.

Ce qu’il faut retenir :

  • Le TOC reste un trouble pouvant s’avérer particulièrement handicapant ;
  • Non traités, les TOC et pensées intrusives peuvent mener à une forte perte de confiance et d’estime de soi, ainsi qu’à la dépression ;
  • Le TOC regroupe généralement des obsessions et des compulsions ;
  • Les causes sont souvent multifactorielles ;
  • Les personnes souffrant de TOC sont habituellement perfectionnistes et souhaitent détenir un contrôle total sur leur vie ;
  • Le trouble obsessionnel compulsif peut revêtir plusieurs formes ;
  • Le TOC se soigne. 
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