La blessure d’injustice fait partie des 5 blessures de l’âme mises en lumière par Lise Bourbeau, auteure dans le domaine du développement personnel et fondatrice de l’école Ecoute Ton Corps. Lise explique qu’il existe 5 blessures de l’âme : le rejet, l’abandon, l’humiliation, l’injustice et la trahison. Ici, nous allons nous attarder sur la blessure d’injustice. Vous avez tendance à refouler vos émotions négatives, car vous pensez que c’est mal d’éprouver ce genre d’émotions. Très dur avec vous-mêmes et les autres, vous exigez que tout soit parfait. Vous vous comparez sans cesse à vos semblables négativement en ne fixant votre attention que sur ce qu’il vous manque. Vous avez constamment l’impression de vous battre contre le monde entier ? Cette blessure d’injustice, comment la soigner ?

1 — Accepter sa blessure d’injustice 

Comme toutes les autres blessures, la première étape est de l’accepter. Vous n’avez probablement pas l’impression qu’accepter votre blessure va changer quoi que ce soit à votre problème. Eh bien si. Il s’agit de la première étape de la guérison, qui plus est, indispensable. Pourquoi ? Car ne pas admettre d’avoir une blessure, c’est nier la souffrance. Refouler ses émotions. Et vous savez bien qu’un des problèmes principaux de la blessure d’injustice reste le refoulement des émotions. Ainsi, tant que vous n’acceptez pas que vous souffrez, vous ne pouvez logiquement pas guérir. En effet, comment soigner un mal dont vous n’avez pas conscience ? 

Ce qui peut vous pousser à refouler cette blessure, c’est parce que vous pensez qu’elle est une faiblesse. Et vous avez honte de montrer vos fragilités. Ce refoulement n’est cependant que votre ego qui cherche à vous protéger. 

Dites-vous toutefois que bien que vous ayez une blessure, celle-ci ne vous définit en aucune façon. Absolument tout le monde a des blessures de l’âme. En général, tout le monde en a au moins 4, se manifestant de manière plus ou moins importante par rapport à vos expériences de vie. Mais elles ne sont pas vous. Vous êtes bien plus que vos blessures. Vous avez énormément de facettes, restez une personne unique. Certes, vous avez des faiblesses, mais aussi de grandes forces. Cette blessure n’est donc qu’une infime partie de vous. Ne vous identifiez pas à elle.

2 — Se pardonner et pardonner aux autres pour se libérer de la blessure d’injustice

En comprenant que votre blessure n’est pas vous, vous arrêtez de vous en vouloir dès que vous vivez un échec. Ou que vous ne réalisez pas une tâche parfaitement. Ou que vous prenez une mauvaise décision. Vous vous pardonnez d’être un humain imparfait, avec ses qualités et ses défauts, comme tout le monde finalement. Aucune personne n’est parfaite, et toutes les personnes demeurent uniques. Il faut de tout pour faire un monde, comme le dit l’adage. Et c’est ce qui rend l’être humain intéressant, non ? 

Il convient également d’apprendre à pardonner aux autres pour aller mieux. Attention cependant : vous avez le droit d’en avoir voulu à quelqu’un. Surtout, ne refoulez pas ce que vous avez ressenti, ou ressentez encore. Il est normal, quand l’on se sent blessé, de ne pas toujours avoir envie de pardonner. Acceptez que le pardon s’effectue en plusieurs étapes, pouvant durer plus ou moins longtemps. Tout dépend du caractère de la personne et de la gravité de l’acte. Vous faites au mieux avec les outils que vous avez pour le moment, c’est le principal. D’ailleurs, lorsqu’une personne vous a offensé, dites-vous qu’elle aussi a agi en fonction de ce qu’elle connaissait de mieux. Cette attitude vous permettra d’augmenter votre compassion. Vous arriverez ainsi à pardonner plus facilement afin de pouvoir passer à autre chose, sans être rongé par la rancœur. 

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3 — S’ouvrir aux autres pour guérir le sentiment d’inégalité

Si vous souffrez de la blessure d’injustice, refouler constamment vos émotions peut vous faire passer pour quelqu’un de peu chaleureux. Ainsi, il est conseillé de faire le premier pas avec vos proches. Voyez-les plus souvent, ou prenez de leurs nouvelles par téléphone ou en leur envoyant un message. Votre existence mouvementée n’est aucunement une excuse, car tout le monde a une vie mouvementée. C’est la société actuelle qui veut ça. Comme je dis toujours : ce n’est pas que nous n’avons pas le temps, c’est que nous ne prenons pas le temps. 

Et si vous trouvez que vous n’êtes pas beaucoup entourés, n’hésitez pas à aller à la rencontre de nouvelles personnes. Vous pouvez réfléchir à une passion que vous avez, comme la cuisine, par exemple. Pourquoi ne pas chercher des cours d’activités culinaires en groupe ? Vous trouverez des gens ayant la même passion que vous, et c’est déjà un bon point ! 

Certes, une amitié ne se crée pas en un jour. Et c’est d’autant plus difficile de créer un lien fort passé 30 ans, une fois que tout le monde a plus ou moins construit sa vie. Vous n’allez plus tous les jours en cours en voyant vos amis, et en n’ayant rien à faire en rentrant le soir. Forcément, avec le travail, les enfants et les activités annexes, il est bien plus compliqué de construire de nouvelles relations fortes. Mais ce n’est pas impossible. La vie est un long chemin, où vous rencontrerez constamment de nouvelles personnes. Certaines vont être importantes pour vous, d’autres pas. Certaines vont devenir de vraies amies, mais qu’un bout de temps. Puis, plus loin sur le trajet, de nouveaux amis apparaîtront… Donnez-vous juste un petit coup de pouce en sortant pour rencontrer de nouvelles personnes ! 

En vous construisant un cercle de proches, vous comprendrez ainsi que non, vous n’êtes pas méchant et que oui, vous êtes une très belle personne. Très chaleureuse ! 

4 — Être positif lorsque l’on éprouve de l’iniquité

En souffrant de la blessure d’injustice, vous avez tendance à être assez pessimiste, et ce, même si, devant les autres, vous paraissez optimiste. Pour ce faire, entraînez-vous à voir la vie de manière positive, c’est-à-dire avec le verre à moitié plein plutôt qu’à moitié vide. Il ne s’agit pas de vivre dans le monde des bisounours, un peu de réalisme s’impose. Vous pouvez vous contenter de pensées alternatives. Prenons un exemple. Vous vous trouvez dans le bus et quelqu’un vous regarde fixement. Cette attitude vous énerve profondément, car vous pensez tout de suite que cette personne vous critique intérieurement. Dès que vous sentez que votre pensée négative survient, remplacez-la par une plus positive ou du moins, alternative. Vous pouvez, par exemple, vous dire : peut-être que cet individu apprécie ma tenue du jour. 

Pour vous aider à voir la vie de manière positive, il est impératif de vous entourer de personnes positives. Ainsi, lorsque vous vous sentez mal à l’aise avec certaines personnes, car elles vous semblent trop toxiques, sans forcément couper les ponts, éloignez-vous-en au maximum. On dit toujours que nous sommes la moyenne des 5 personnes que nous fréquentons. Et c’est tellement vrai ! Vous n’avez pas idée à quel point une personne négative peut vraiment vous rendre facilement négatif également. L’énergie qu’elle vous retire facilite votre entrée dans le flot des pensées négatives. Les personnes hypersensibles dites « éponges émotionnelles » ressentent encore plus cette négativité et ont encore plus de mal à fréquenter ce type d’individus.

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5 — Accepter que la perfection n’existe pas pour guérir la blessure d’injustice

Désolée de vous l’apprendre, mais la perfection n’existe pas. Pourquoi votre besoin de perfection apparaît quasi viscéral chez vous ? Car vous souffrez de la blessure d’injustice. Vous voulez être aimé des autres et pensez que l’unique façon d’y parvenir est d’être parfait. Mais puisqu’il est impossible d’être parfait, vous allez forcément souffrir. Le seul moyen de vous libérer de ce perfectionnisme extrême est d’accepter de ne pas être parfait. Pour y arriver, apprenez à vous aimer, en pratiquant l’estime de soi. 

Sachez que vous avez des défauts, mais également de très nombreuses qualités. Focalisez-vous donc sur vos qualités ! Mais prenez aussi note de vos défauts. De vos parties sombres. Elles existent et c’est normal, car la lumière n’existe pas sans l’ombre. Acceptez que vos parts sombres fassent partie de vous. Tout le monde en a. Et surtout, lorsque vous commettez une maladresse, cessez de vous blâmer : l’erreur est humaine et arrive inévitablement à tout le monde. Il n’y a qu’une personne qui ne réalise rien qui ne commet pas d’erreurs, non ? 

Cessez donc d’être dur envers vous-même. Ainsi, dès que vous vous surprenez à vous critiquer, quelle qu’en soit la raison, arrêtez-vous immédiatement. Restez bienveillant envers vous-même, en parlant à votre petit enfant intérieur qui souffre. Parlez comme vous parleriez à votre propre enfant, ou à un proche très précieux à vos yeux. Lui diriez-vous les mêmes choses que vous vous dites à vous-même ? J’en doute !

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6 — Penser à soi et se détendre pour soigner la blessure d’injustice

Souvent, une personne souffrant de la blessure d’injustice ne s’autorise pas à se reposer avant d’avoir réalisé toutes les tâches qu’elle a à accomplir. Mais ce n’est pas tout ! Comme je l’ai dit au paragraphe précédent, vous faites probablement tout pour être aimé des autres. Et cela passe par le fait de leur rendre plus de services qu’il n’en faut. Par conséquent, vous pouvez avoir tendance à plus vous occuper des besoins de vos pairs que des vôtres, et ce, dans le seul but d’être apprécié par eux. Sauf qu’en agissant ainsi, vous ne prenez plus le temps de vous détendre et de penser à vous, et cette attitude va fortement jouer sur votre bien-être. 

Il convient donc de transformer la croyance profonde que vous avez, qui est : « si je ne m’occupe pas des autres, ils ne vont plus m’aimer ». Pour ce faire, je vous suggère cet exercice, à réaliser tous les jours jusqu’à ce que votre croyance commence à changer. Prenez un petit carnet. Chaque jour, faites le bilan de tout ce que vous avez réalisé d’imparfait, mais où malgré tout, vos semblables ont continué à vous accepter.

7 — Accepter ses émotions pour diminuer la blessure d’injustice 

Comme vous souhaitez être parfait aux yeux des autres lorsque vous souffrez de la blessure d’injustice, vous allez tenter de cacher vos émotions négatives au maximum. Sachez que déjà, il n’existe pas d’émotions positives ou négatives. Il s’agit juste d’émotions agréables ou désagréables. Il existe toute une palette d’émotions, il est donc normal d’en ressentir de déplaisantes de temps à autre. C’est même obligatoire, puisque les émotions vont et viennent, fluctuent constamment. Ainsi, si vous pleurez, ou que vous éprouvez de la jalousie, de la frustration, ou de la tristesse, il est inutile de vous blâmer. Acceptez d’éprouver quelquefois des émotions désagréables. Si vous les refoulez, vous allez entrer dans une sorte de positivité toxique. Et c’est en niant votre souffrance que de nombreuses maladies peuvent apparaître. 

De plus, la vie n’est pas un long fleuve tranquille, elle ne demeure pas linéaire. Ainsi, lors de situations fâcheuses, il est normal de ressentir des émotions inconfortables. Et c’est cette grande palette d’émotions qui rend l’être humain si fantastique, non ?

Bien évidemment, vous n’êtes pas obligé de pleurer ou de verbaliser votre colère auprès de chaque inconnu que vous croisez. Autorisez-vous déjà à vous mettre dans ces états devant vos proches.

8 — Apprendre à s’aimer pour guérir la blessure d’injustice 

Si vous souffrez de la blessure d’injustice, vous faites tout pour être aimé, car vous ne vous aimez pas assez vous-même. Je vous invite donc à aller consulter l’article que j’ai rédigé sur l’estime de soi, lequel vous donnera des outils pour vous aimer davantage. Ce que je peux déjà vous conseiller, c’est de vous dire, tous les jours en vous levant, « je t’aime ». 

Vous pouvez aussi noter, dans un carnet, toutes les réalisations que vous avez accomplies et dont vous êtes fier. Ainsi, dès que vous aurez un coup de blues, vous pourrez relire ce petit carnet afin de vous redonner du punch ! Notez bien entendu toutes vos nouveaux accomplissements au fur et à mesure. 

 

Grâce à cet article, vous savez maintenant comment soigner votre blessure d’injustice. Cette blessure est souvent couplée avec celle du rejet. D’ailleurs, elle survient fréquemment une fois la blessure de rejet bien en place, laquelle reste la blessure la plus profonde, puisqu’elle touche directement l’être. Vous verrez ainsi qu’en guérissant de la blessure d’injustice, votre blessure de rejet va également s’atténuer. Vous commencez à vous libérer de la blessure d’injustice lorsque vous vous autorisez à exprimer vos émotions devant les autres, même celles dont vous avez généralement honte, comme pleurer. Que vous vous permettez de vous détendre avant de finir toutes vos tâches si vous sentez que vous avez besoin de prendre une pause. Vous comprenez aussi que la perfection n’existe pas dans ce monde et vous ne la cherchez plus. Vous vous donnez le droit à l’erreur.  

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