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Tout le monde peut se faire du souci de temps à autre dans sa vie. Le problème survient lorsque ces soucis deviennent pathologiques et vraiment invalidants : il s’agit des ruminations. Les personnes souffrant de ruminations sévères ont d’ailleurs souvent des troubles anxieux, lesquels peuvent mener, au fur et à mesure, à la dépression. Vous vous trouvez inférieur aux autres et pensez sans cesse à vos prétendues faiblesses. Vous avez vécu un conflit, lequel s’est arrangé, mais vous repassez tout de même la scène en boucle. Vous êtes en proie à des préoccupations irrationnelles et n’arrivez pas à les arrêter. Elles deviennent de plus en plus catastrophiques. Les ruminations vous gâchent la vie ? Comment stopper les ruminations mentales ?

Les ruminations sont des pensées envahissantes, pouvant se décrire comme des plaintes mentales répétitives et passives. Souvent, ces pensées tournent en boucle et peuvent durer plusieurs heures. Les personnes atteintes de ce trouble n’arrivent pas à les arrêter. En outre, la tendance à ruminer ne sert… à rien ! Elle ne fait, en effet, que faire perdre un temps considérable aux individus, et surtout, les entraîne dans un schéma de pensées vraiment néfaste pour eux sur le long terme.

Ces ruminations peuvent porter sur des événements passés. La personne peut en effet ressasser ses blessures d’enfance, ou faire une obsession sur un conflit s’étant produit avec un individu. Les ruminations demeurent donc différentes de l’inquiétude que tout un chacun expérimente dans la vie. L’inquiétude est surtout portée sur un événement à venir. Cependant, les inquiétudes excessives peuvent également se transformer en ruminations anxieuses.

Du coup, les personnes en proie à ce problème apparaissent bien souvent agressives et en colère. Elles reprochent énormément de choses aux autres et apparaissent très sévères dans leurs jugements. Mais, en réalité, ces personnes sont surtout beaucoup plus dures avec elles-mêmes… 

Les personnes sujettes aux pensées obsédantes

Bien souvent, les personnes en proie aux ruminations ont un profil particulier. Ce sont, la plupart du temps, des individus pessimistes et atteints de névrose obsessionnelle. Ils peuvent souffrir des troubles suivants : 

 

  • État dépressif ;
  • TAG (trouble d’anxiété généralisée) ; 
  • TOC (troubles obsessionnels compulsifs) où nous retrouvons bien là le mécanisme de l’obsession. Les TOC sont, justement, considérés comme la névrose obsessionnelle ; 
  • Trouble panique ; 
  • Toutes autres phobies telles que, par exemple, la phobie sociale, la dysmorphobie, etc.
  • Troubles alimentaires tels qu’anorexie, boulimie, etc. les ruminations peuvent pousser certaines personnes à se jeter sur la nourriture tandis que pour d’autres, elles peuvent leur couper l’appétit ;
  • Addiction comme l’alcool. La personne peut être en proie à des ruminations anxieuses et boit pour se donner du courage. Elle peut en outre subir des ruminations du passé et boire pour oublier.
Yoga

Quelles sont les causes de la rumination mentale ?

Les individus souffrant des troubles ci-dessus sont souvent sujets aux ruminations. Je dirais même que c’est le fait de ruminer sans cesse qui entraîne ces troubles. Les personnes hypersensibles ont pareillement tendance à ruminer. Les individus étant atteints de ruminations utilisent aussi fréquemment le mécanisme de projection. C’est-à-dire que ce qu’ils interprètent de l’extérieur n’est généralement que le reflet de ce qui se passe à l’intérieur d’eux. Mais sinon, dans quels cas peuvent-elles également apparaître ?

La compulsion

Le fait de ruminer devient vraiment, à la longue, un besoin compulsif, et c’est là le piège. En effet, la personne pense que plus elle va ruminer, plus elle va s’approcher d’une solution, alors qu’il n’en est rien. Car plus elle rumine, plus de nombreuses pensées de plus en plus irrationnelles vont apparaître. Se faire des films deviendra naturel chez elle et elle ne sera donc plus capable de prendre du recul. En fait, ruminer est tout le contraire d’agir et ainsi, aucune solution ne peut être trouvée par ce biais.

Le besoin d’être rassuré tout le temps

Dans le cas de ruminations anxieuses récurrentes, la personne va tenter de se faire rassurer. Par ses proches, déjà, en leur posant 10 fois la même question. En effet, pratiquer de la sorte la rassure sur le coup, mais malheureusement, de manière très temporaire. C’est ainsi que la même question est reposée indéfiniment, de quoi, à la longue, lasser l’entourage. 

Elle va aussi essayer de se sécuriser via Internet en cas, par exemple, de symptôme physique apparu soudainement et perçu par elle comme anormal. Forcément, en tentant de se faire réconforter sur Internet, c’est encore pire ! Puisqu’Internet va parler du problème le plus bénin (bouton d’acné) au plus grave (cancer). Et étant donné qu’une personne anxieuse ne tolère absolument pas l’incertitude, elle va penser être atteinte d’un cancer. De là, le cercle vicieux apparaît. Elle va alors tenter de trouver de plus en plus d’articles pour contrer le seul article négatif qu’elle a vu, mais qu’elle retient cependant plus que les autres. Elle peut donc rester sur Internet pendant des heures, à la base, dans le but d’être soulagée. Mais malheureusement, cette attitude lui donnera tout l’effet inverse : une angoisse encore plus profonde, une grande perte de temps et aucune solution à son problème. 

L’effondrement de certaines croyances

Nous avons tous des croyances. C’est ce qui fait, nous pouvons dire, notre personnalité. Cependant, certaines d’entre elles, si elles s’effondrent, peuvent déclencher les ruminations. 

Par exemple, si vous avez la croyance que le monde est juste, elle risquera, tôt ou tard, de vous poser problème. En effet, certaines personnes, bien qu’elles sachent plus ou moins que le monde apparaît cruel avec certaines personnes, trouvent qu’il ne l’est pas vraiment à leur égard. C’est le fameux principe de croire que « ça n’arrive qu’aux autres ». Par contre, lorsqu’un malheur surgit, leur croyance d’un monde juste envers elles s’effondre, et de là peuvent apparaître de nombreuses ruminations pessimistes.

Idem pour les individus pensant que le monde a du sens. C’est-à-dire qu’ils pensent fermement que s’ils restent toujours sympathiques, font le bien, mangent sainement, etc.il ne leur arrivera rien de grave. Comme si le fait de respecter certaines règles les protégeait. C’est le principe du karma. Par contre, si une personne mange sans arrêt sainement et développe soudainement un cancer, imaginez comme il peut être difficile pour elle de voir sa croyance s’effondrer ! Ou imaginez le désarroi d’une personne faisant sans cesse le bien et se rendant compte qu’un individu méchant avec autrui réussit mieux dans l’existence qu’elle. Elle peut donc crier à l’injustice et devenir vraiment pessimiste sur le monde, les autres et la vie en général. 

Les conséquences des pensées improductives

Nous avons vu plus haut que certains profils particuliers peuvent favoriser les ruminations. Mais une personne n’ayant pas tous ces troubles et commençant à ruminer de plus en plus peut en déclencher. Voyons quel retentissement un esprit tourmenté peut avoir sur votre bien-être : 

 

  • Le déclenchement de l’angoisse, mais aussi, une dépression, le mental ayant complètement pris le contrôle de l’individu, lequel n’arrive plus du tout à gérer ses émotions ; 
  • Une baisse des défenses immunitaires pouvant provoquer des maladies. Il s’agit surtout de maladies cardiovasculaires et inflammatoires. C’est souvent le cas lorsque la personne ressent beaucoup de peur, de colère (ressentiment, rancœur, etc.) et de tristesse ; 
  • Une accumulation de ruminations mentales qui mènera à de l’épuisement et à de la fatigue mentale ;
  • Une grande perte de confiance et d’estime de soi. La personne se sent incapable et reste passive ;  
  • Un manque de discernement. Avec certaines peurs irrationnelles, l’individu n’est plus en mesure d’analyser ce qui est grave et ce qui ne l’est pas ou n’est pas possible ;
  • Une altération des relations si l’individu devient vraiment difficile à vivre.

Les ressassements et le syndrome de stress post-traumatique

La rumination a donc d’énormes conséquences négatives sur la durée. Par contre, savez-vous qu’elle est parfois utile pour continuer à préserver sa santé mentale ? C’est le cas du syndrome de stress post-traumatique survenant lors d’événements extrêmes tels qu’être pris en otage, par exemple. En ruminant sans cesse ces événements après qu’ils aient eu lieu, c’est une manière pour le cerveau d’accepter que ces incidents soient arrivés afin de pouvoir tourner la page. Ces pensées récurrentes aspirent donc, pour ce trouble, à un objectif de guérison. Ce qui explique les flash-back et les cauchemars que les personnes souffrant de stress post-traumatique vivent souvent.   

Ressassement

Comment stopper les ruminations mentales ? 

Heureusement, vous pouvez vous libérer des ruminations. Voici quelques clés pour vous aider à y parvenir.

Se faire aider par un professionnel de la santé

Consulter un thérapeute et notamment, pratiquer une TCC (thérapie comportementale et cognitive) vous fera le plus grand bien. Car un professionnel pourra vous suggérer de nouvelles façons de voir la vie auxquelles vous n’auriez jamais pensé, étant trop focalisé sur le négatif. Le thérapeute vous donnera d’ailleurs des exercices concrets et pratiques qui vous permettront d’agir, tout le contraire, donc, des ruminations. 

Et si le besoin s’en fait sentir, il pourra vous prescrire un traitement médicamenteux, comme la prise d’antidépresseurs ou d’anxiolytiques. Ces médicaments vous serviront de béquille, le temps de retrouver en vous la force de passer à l’action.

En revanche, je vous déconseille la psychanalyse. En effet, cette thérapie cherche à comprendre le pourquoi du comment, et à trop s’introspecter, ce qui, vous l’aurez compris, renforcera vos ruminations. Elle vous maintiendra dans la passivité en ne vous faisant pas prendre la responsabilité de vos problèmes et de ce fait, vous ne passerez toujours pas à l’action.

Et puis, il convient parfois de lâcher prise. Si certains jours, vous ne vous sentez vraiment pas bien, ce malaise ne cache pas forcément un trouble profond. Quelquefois, il s’agit juste d’un manque de sommeil, d’un cycle hormonal, d’une journée un peu contrariante, etc. Donc, essayez de prendre du recul.

N’hésitez pas non plus à vous tourner vers des médecines alternatives comme l’hypnose, par exemple. 

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Pratiquer des techniques de relaxation

Une personne qui pense constamment a besoin de se relaxer. Et il existe de nombreuses méthodes pour ce faire. 

Vous pouvez apprendre à détendre votre corps grâce à la méthode Jacobson. Cette méthode consiste à contracter puis relâcher chacun de vos muscles. C’est en les relâchant que vous ressentirez le bien-être de votre corps qui se détend. 

Ce qui vous aidera clairement également est la respiration, car en étant anxieux, vous respirez forcément mal. Si vous apprenez à respirer profondément dès que vous en avez la possibilité, vous serez de plus en plus détendu, ce qui, automatiquement, atténuera vos ruminations. N’hésitez donc pas à aller consulter mon article sur le sujet.

Et pour apprendre à vraiment bien respirer, je vous conseille la cohérence cardiaque, méthode que je pratique personnellement.  Pour m’y aider, j’utilise un petit appareil nommé Zenspire. Celui-ci, grâce à ses vibrations et à sa lumière, me permet de respirer régulièrement, correctement et profondément. Si vous êtes intéressé par ce produit et souhaitez passer commande, vous pouvez d’ailleurs bénéficier d’une remise de 10 % grâce au code JL0620. C’est plutôt chouette, non ?

Enfin, vous pouvez pratiquer des techniques comme la sophrologie, le yoga ou la méditation de pleine conscience. Vous apprendrez à laisser passer les pensées qui viennent à votre esprit. Les laisser passer représente tout le contraire d’un état ruminatif, lequel s’accroche aux pensées de manière obsessionnelle. Cette pratique vous aidera également à comprendre que vous n’êtes pas vos pensées et que les pensées ne demeurent que des pensées. Vous ne vous identifierez plus à elles.

Par contre, en cas de ruminations trop sévères, la méditation n’est pas conseillée ou du moins, pas tout de suite. C’est le cas, par exemple, pour les personnes souffrant de stress post-traumatique. Le fait de méditer pourra leur faire apparaître trop de flashs désagréables et ainsi, empirer leur état. Il y a donc lieu d’y aller progressivement, en commençant par de la détente du corps et de la relaxation moins profonde.

Se relaxer avec des infusions

Même si elles ne réalisent pas de miracles, les infusions peuvent vous aider. Optez plutôt pour des infusions relaxantes, comme la camomille, la verveine, le tilleul, la valériane, la mélisse, la passiflore, etc. il y en a vraiment pour tous les goûts ! N’hésitez donc pas à vous apaiser grâce à elles.

Pratiquer la visualisation

Une personne atteinte de ruminations a, forcément, une trop grande activité mentale. Par conséquent, avec son imagination débordante, elle se fait souvent des films. Beaucoup d’images négatives et catastrophiques apparaissent donc dans son esprit. Si c’est votre cas, pourquoi ne pas effectuer tout l’inverse ? C’est-à-dire, vous servir de représentations mentales positives qui serviront dorénavant d’ancres lorsque vous ne vous sentirez pas bien. Vous pouvez, par exemple, vous imaginer dans un lieu où vous vous sentez extrêmement bien, qu’il soit réel ou fictif. Ou encore, vous voir à table, avec vos plats préférés, entouré de tous les gens que vous aimez. Cette méthode vous servira à rediriger votre attention vers des pensées plus bénéfiques, et donc, à casser le cycle de vos ruminations. 

La deuxième manière de visualiser et de vous imaginer, dans le futur, être la personne que vous souhaitez devenir, bien dans sa peau et libérée de toutes ses ruminations. Il faut vraiment que vous réalisiez cette visualisation comme si c’était déjà et que vous fassiez marcher vos 5 sens. Essayez de pratiquer cet exercice tous les jours. Au fur et à mesure, vous reconditionnerez petit à petit votre cerveau de façon extraordinaire, ce qui va réellement vous faire prendre le chemin que vous avez visualisé. 

Changer ses croyances

Un individu souffrant de ruminations possède souvent, excusez-moi du terme, des croyances débilitantes. Ce terme ne veut bien évidemment pas dire qu’il est stupide. Il signifie juste que ses croyances le tirent vers le bas. Il faut donc qu’il puisse se défaire de l’idée qu’il est ainsi et qu’il n’y peut rien, que son tempérament est plus anxieux que les autres. Car c’est faux. Cependant, pour changer ce modèle cognitif qui ne lui apporte rien de bon, il doit modifier ses croyances. Remplacer celles qui le tirent vers le bas par d’autres qui le tirent vers le haut. Je vous laisse aller consulter mon article sur ce sujet pour plus de renseignements.

Se souvenir de ses réussites

Lorsque vous êtes en proie à des pensées envahissantes, il est facile de ne voir que le négatif et de ne vous concentrer que sur vos fragilités. Cependant, n’hésitez pas, dans un petit carnet, à noter toutes les réussites de votre vie. Et dès que vous en avez une nouvelle, notez-la également. Du coup, en agissant ainsi, quand vous aurez un coup de mou, vous pourrez relire votre liste pour vous rappeler que vous êtes capable de réaliser de belles choses.

Pratiquer la gratitude

Afin de vous libérer de vos idées négatives, rien de tel que de vous focaliser sur ce que vous avez de beau dans votre vie. Car vous remarquerez que, de manière générale, nous oublions ce qu’il y a de génial dans notre existence, puisque ces choses sont devenues une habitude. Sauf que si nous les perdons, c’est tout notre monde qui s’écroule. Donc, pour éviter d’en arriver là, apprenez à éprouver de la reconnaissance pour tout ce que vous avez. En plus, cette attitude vous permettra d’entretenir davantage toutes ces belles choses de votre existence. 

Pour vous y aider, vous pouvez tenir un petit journal de gratitude. Tous les jours, essayez de noter 10 choses pour lesquelles vous éprouvez de la gratitude. Il peut s’agir d’une chose très vaste, telle qu’avoir la possibilité de vivre dans un pays comme la France, qui reste tout de même très sécuritaire. Mais il peut également s’agir d’une chose plus personnelle comme votre mari, vos enfants, votre maison, votre travail, etc. ou d’événements minimes tels que regarder un chaton passer dans votre jardin, le soleil qui se lève ou se couche, etc. Réalisez cet exercice, le matin ou le soir, et ce, jusqu’à ce que vous commenciez à ressentir plus de positivité dans votre vie.

Accepter et ressentir ses émotions

Le domaine émotionnel reste difficile à gérer pour une personne souffrant de ruminations. Quand elle commence à trop penser, elle a tendance à vouloir refouler et chasser ses émotions. Cependant, le déni empire la situation et peut même, à la longue, provoquer des maladies. Ou alors, la personne se juge et ressent énormément de culpabilité à avoir ces pensées et à sombrer dedans sans avoir l’impression de pouvoir avoir la force de changer. Donc, lorsque vous ressentez une émotion négative qui vous déclenche des pensées négatives, apprenez déjà à l’accueillir, sans la réprimer et sans la juger. Juste l’accepter avec bienveillance. Il ne sert à rien, en effet, de rajouter des ruminations de culpabilité en plus des ruminations initiales ! 

Ensuite, analysez où se situe l’émotion dans votre corps. Si, par exemple, vous éprouvez de la peur, vous pouvez ressentir un mal de ventre, ou des tremblements à telle partie du corps, etc. Il est important de ne pas délaisser votre corps à ce moment en rendant votre émotion tangible. Puis, passez à l’étape de la distraction. 

Inquietude

Se distraire

Lorsque vous sentez les ruminations arriver, c’est que vous avez l’esprit occupé et que vous ne vivez pas du tout le moment présent. Donc, à partir de ce moment et après avoir accueilli vos émotions avec bienveillance, vous pouvez vous dire mentalement, ou de vive voix, un grand STOP. Vous pouvez également vous dire que vous n’arriverez pas à trouver de solutions en ruminant, étant donné que vos ruminations n’ont pas de sens. Elles sont improductives. 

En général, l’évitement est déconseillé dans les troubles anxieux. Il est, en effet, conseillé d’affronter ses peurs. Sauf que là, plonger dans vos ruminations ne servira absolument à rien et empirera même votre situation. Donc, pensez à vous distraire dans ces moments. Il y a lieu d’arrêter ce que vous êtes en train d’accomplir pour casser le cercle vicieux des pensées négatives et de vous adonner à une autre activité. Vous pouvez changer de pièce, mettre de l’eau sur vos poignets, vous étirer, etc.

Trouver le besoin qui se cache derrière l’émotion

Une fois que vous apparaîtrez plus calme, vous pouvez commencer à réfléchir au pourquoi de vos ruminations, car avant, vous serez incapable de raisonner de manière rationnelle. Seulement émotionnelle. C’est-à-dire que vous pouvez essayer de comprendre le besoin qui se cache derrière votre émotion. En effet, lorsque vous ressentez une émotion en ruminant, c’est qu’un de vos besoins n’est plus comblé. Il y a donc lieu de retrouver ce besoin et bien évidemment, de le combler à nouveau. 

Par exemple, une personne vous a mal parlé par message, puis ne donne plus signe de vie. Vous ressassez cette scène sans arrêt, et ce, avec une grande colère. Dans ce cas-là, il peut y avoir le besoin de :

 

  • Respect : cette personne m’a manqué de respect ; 
  • Compréhension : mais pourquoi cet individu a agi de la sorte ? ;
  • D’équité : j’ai été blessé, cette personne doit également être blessée en retour. 

 

Ensuite, vous pouvez réfléchir à des actions à mettre en œuvre pour combler à nouveau ces besoins. Pour cet exemple, vous pouvez prendre attache avec cet individu en lui demandant pourquoi il s’est comporté ainsi et que cette façon de vous parler ne vous va pas du tout. Vous vous êtes senti rabaissé et très touché. En disant ce que vous avez sur le cœur, vos besoins seront à nouveau comblés. Vous éviterez la rancœur, laquelle, à la longue, ne fera de mal qu’à vous.

Apprendre à avoir confiance en soi et s’estimer

Pour éviter de sombrer dans des schémas négatifs, il est primordial d’apprendre à avoir confiance en vous et à vous estimer. Ainsi, vous vous sentirez capable d’aller mieux et de vous aimer comme vous êtes, c’est-à-dire avec vos forces et vos faiblesses. N’hésitez pas à aller consulter mon article sur ce sujet.

Changer sa perception grâce aux affirmations positives

Ce sont vos pensées négatives qui font apparaître les idées fixes. Et vous n’avez que très peu de contrôle sur vos émotions, puisqu’elles apparaissent sans que vous n’ayez rien demandé. D’ailleurs, voici pourquoi j’explique qu’il y a lieu d’accepter vos émotions afin de ne pas les empirer. Par contre, vous détenez du pouvoir sur la manière dont vous contrôlez vos pensées. Vous pouvez donc modifier vos pensées en apprenant à changer votre perception de la vie. 

Par exemple, vous vous dites : « cette personne n’a pas donné suite à mon message depuis deux jours, elle se fiche totalement de moi ». Et si vous vous disiez plutôt : « cette personne ne m’a pas encore répondu, mais elle est très occupée en ce moment, je sais qu’elle m’apprécie dont elle reviendra vers mois quand elle aura plus le temps de le faire. Elle a sa vie, elle aussi ». Entre la première pensée et la deuxième façon de percevoir la situation, les émotions seront loin d’être les mêmes ! Entraînez-vous donc à penser de manière bénéfique pour vous, et ce, dès que vous vous rendez compte que vous êtes en train de tomber à nouveau dans vos ruminations. 

Améliorer ses relations sociales

Une personne rumine également beaucoup lorsqu’elle est seule, puisque si elle se change les idées en parlant avec quelqu’un, elle ne se concentre pas sur ses ruminations. Par conséquent, n’hésitez pas à vous entourer quand vous n’allez pas bien. Vous pouvez exprimer votre mal-être à vos proches ou vos peurs, mais comprenez bien que vos semblables ne sont pas vos éponges émotionnelles. Sachez que vos pensées et émotions négatives les impactent forcément. Donc, parlez-en, mais brièvement, et passez à un autre sujet afin de vous changer les idées et de ne pas les impacter. 

Et bien évidemment, si vous ressentez vraiment le besoin de parler de vos problèmes en profondeur, aller consulter un professionnel de la santé est préférable. En effet, c’est son métier et de plus, il possède des connaissances en la matière, connaissances que votre entourage n’a pas toujours pour vous aider pleinement. 

Pratiquer un sport

Pour vous libérer de vos pensées parasites, rien de tel que la pratique d’une activité physique. En effet, il est bien connu que le sport libère des endorphines, les hormones du bien-être. Voilà pourquoi après un événement stressant ou une journée stressante, il est conseillé d’en faire. À vous de trouver le sport qui vous convient.

Pratiquer le lâcher-prise

Vos obsessions proviennent également du fait que vous souhaitez tout contrôler. Vous voulez être certain de comment se passera un événement futur, ou sûr de tel sentiment qu’a eu telle personne dans le passé, etc. Sauf qu’on ne contrôle absolument rien, à part nous-mêmes. Il y a donc lieu d’apprendre à lâcher-prise. Je vous invite à aller consulter mon article à ce sujet. 

Une petite parenthèse pour les ruminations nocturnes qui peuvent provoquer une insomnie ou pour celles provenant très tôt le matin. En effet, le fait d’être tourmenté à ces moments est « normal ». Car la nuit, le corps sécrète plus de mélatonine, l’hormone du sommeil. Cependant, à ce moment, vous sécrétez beaucoup moins de sérotonine dans votre corps, l’hormone du bien-être. C’est pourquoi vos pensées nocturnes paraissent bien plus terrifiantes qu’en journée. 

Et pour ceux qui commencent à ruminer en se réveillant vers 4 h du matin, c’est un peu le même principe. Votre organisme produit un pic de cortisol vers cette période, laquelle hormone a pour objectif de vous réveiller progressivement. Cependant, elle est aussi produite en grande quantité par le corps lorsque vous stressez ! De ce fait et même si c’est difficile, il ne faut vraiment pas que vous ne donniez d’importance à vos ruminations nocturnes ou très matinales. Elles apparaissent bien trop irrationnelles. 

Lire

Afin de vous libérer de vos pensées obsessionnelles, vous pouvez également lire. Bien entendu, des livres vous apportant des émotions positives ! Pour ce faire, je vous conseille les livres de développement personnel. Vous vous sentirez tellement bien après la lecture d’un tel livre ! Et si vous pouviez en plus mettre en application tout ce que vous apprenez dedans, vous n’imaginez même pas comment ce livre peut vous changer ! 

En effet, tout livre de développement personnel, si vous mettez ses conseils en pratique, provoquera un changement positif radical chez vous. Il n’y a pas de meilleur ouvrage que d’autres. Par contre, il y en a peut-être un qui vous correspond plus. 

Écrire une lettre

Un exercice que j’ai récemment découvert est d’écrire lorsque les ruminations mentales apparaissent. Je ne pensais pas qu’un exercice d’écriture puisse provoquer un soulagement de la sorte et je vous invite ainsi à essayer. En effet, quand des individus commencent à ruminer, leurs pensées tournent en boucle et apparaissent assez floues. Le fait de les coucher sur le papier va donc les rendre concrètes et de fait, vous pourrez passer beaucoup plus facilement à l’action pour les faire disparaître. 

Prenons un exemple. Vous vous êtes fâché avec une personne. Vous ruminez constamment sur elle, sur la scène, sur ce que vous auriez dû dire pour la blesser autant qu’elle vous a blessé, vous ne voyez plus que ses défauts, etc. Eh bien, écrivez tout ce que vous avez sur le cœur, et sans réfléchir. Tant pis si vous accusez l’autre, l’insultez, faites sortir toute votre colère contre elle sur le papier. C’est le but. Rédigez jusqu’à ce que vous n’en ressentiez plus le besoin et pensez avoir écrit tout ce que vous désiriez. 

Recommencez le même exercice 2 jours plus tard. Et encore 2 jours après. Et comparez les lettres. En effet, il y a des chances que les dernières apparaissent moins virulentes que la première et aussi, moins longues. Vous comprendrez alors que cet exercice vous aura soulagé.

Passer à l’action

En conclusion, comment arrêter les ruminations mentales ? Avec l’aide de tous les outils visés plus haut, bien évidemment ! Mais surtout, par le fait d’agir et de cesser de réfléchir. En effet, les ruminations ne servent pas à trouver de solutions car sinon, elles ne s’appelleraient pas des ruminations, mais des réflexions. Si tel était le cas, vous auriez cessé de ruminer depuis bien longtemps. Vous détenez donc la preuve que ce ne sont que des plaintes passives et rien de plus. Par conséquent, si vous devez penser, faites-le à l’aide d’une réflexion concrète qui vous pousse à trouver une solution et surtout, à agir. 

 

L’action est vraiment la solution pour stopper les ruminations mentales, car elle représente tout son contraire.

(Si mon travail vous aide smile)