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Les ruminations peuvent être considérées comme le mal de la société actuelle. En effet, tout le monde est sujet à des ruminations dans sa vie. Enfin, plus ou moins. Car le problème survient lorsque celles-ci deviennent pathologiques et vraiment invalidantes. Les personnes qui souffrent de ce modèle ruminatif sévère ont d’ailleurs souvent des troubles anxieux. Lesquels, si ce n’est pas déjà le cas, peuvent mener à la dépression

Voyons donc déjà ensemble les ruminations plus en détail. Ensuite, nous analyserons les causes d’apparition desdites ruminations. Pour enfin voir les conséquences de celles-ci sur le long terme si elles ne sont pas traitées. Enfin, bien entendu, je vous donnerai des solutions pour vous débarrasser définitivement du cercle vicieux des ruminations. 

Les ruminations peuvent être définies comme des pensées envahissantes, pouvant se décrire comme des plaintes mentales répétitives et passives. Souvent, ces pensées tournent en boucle et peuvent durer plusieurs heures. Et ce, sans que les personnes atteintes de ce trouble n’y trouvent de solutions. Et c’est bien là le problème. Puisque la tendance à ruminer ne sert…à rien ! Elle ne fait, en effet, que faire perdre un temps considérable aux individus. Et surtout, les entraîne dans un schéma de pensées vraiment néfaste pour eux sur le long terme.

Ces ruminations peuvent porter sur des évènements passés. La personne peut en effet ressasser le passé de ses blessures d’enfance. Par exemple, ou faire une obsession sur un conflit s’étant produit avec un individu. Nous voyons donc bien que les ruminations sont différentes de l’inquiétude que tout un chacun expérimente dans la vie. L’inquiétude étant surtout portée sur un évènement à venir. Bien que trop d’inquiétudes peut également se transformer en ruminations anxieuses

Ce qui fait que du coup, les personnes en proie aux ruminations sont bien souvent agressives et régulièrement en colère. Elles reprochent énormément de choses aux autres et sont très dures dans leurs jugements. Mais, en réalité, ces personnes sont surtout beaucoup plus dures avec elles-mêmes… 

  • Qui est le plus concerné ?

Bien souvent, les personnes en proie aux ruminations ont un profil particulier. Ce sont, la plupart du temps, des individus pessimistes et bien souvent atteints de névrose obsessionnelle. Ils peuvent souffrir des différents troubles que je vais décrire juste ci-dessous. Ou, si ce n’est pas le cas, peuvent malheureusement finir par se les provoquer du fait de ruminations trop intensives : 

  • Etat dépressif (à force de ne penser que de manière négative)
  • TAG (trouble d’anxiété généralisée), souvent augmenté avec les ruminations anxieuses 
  • TOC (troubles obsessionnels compulsifs) où nous retrouvons bien là le mécanisme de l’obsession. Il s’agit surtout de ruminations anxieuses. D’ailleurs, les TOC sont souvent, justement, considérés comme la névrose obsessionnelle
  • Trouble panique, bien évidemment déclenché par les ruminations anxieuses
  • Toutes autres phobies telles que, par exemple, la phobie sociale, la dysmorphophobie etc… également déclenchées par les ruminations anxieuses
  • Troubles alimentaires tels qu’anorexie, boulimie etc… car les ruminations peuvent, entraîner certaines personnes à se jeter sur la nourriture tandis que pour d’autres, elles pourront leur couper l’appétit
  • Addiction comme l’alcool. Pour le coup, la personne peut être en proie à des ruminations anxieuses et de ce fait, boire pour se donner du courage mais également, subir des ruminations du passé et là, boire pour oublier
Yoga

Ruminations : pourquoi apparaissent-elles ?

Comme indiqué ci-dessus, les personnes souffrant de ces troubles sont souvent sujettes aux ruminations. Je dirais même que c’est le fait de ruminer et penser sans cesse qui entraîne ces troubles. Les personnes hypersensibles ont également souvent tendance à ruminer. Les individus étant atteints de ruminations utilisent aussi souvent le mécanisme de projection. C’est-à-dire que ce qu’ils interprètent de l’extérieur n’est souvent que le reflet de ce qui se passe à l’intérieur d’eux. Mais sinon, dans quels cas peuvent-elles également apparaître ?

  • La compulsion 

En fait, il faut savoir que le fait de ruminer devient vraiment, à la longue, un besoin compulsif. Et c’est là le piège. Car la personne pense que plus elle va ruminer, plus cela va lui permettre de trouver une solution. Alors qu’il n’en est rien. Car plus elle rumine, plus bon nombre de films de plus en plus irrationnels font leur apparition. S’imaginer des choses deviendra naturel chez elle et elle ne sera donc plus capable de prendre du recul. En fait, ruminer est tout le contraire d’agir et donc, aucune solution ne peut être trouvée par ce biais.

  • Le besoin d’être rassuré

Ensuite et souvent dans le cas de ruminations anxieuses récurrentes, la personne va  tenter de se faire rassurer. Par ses proches, déjà, en leur posant 10 fois la même question. Car en effet, pratiquer de la sorte la rassure sur le coup mais malheureusement, de manière très temporaire. C’est donc pour cela que la même question est reposée indéfiniment, de quoi, à la longue, lasser l’entourage. 

Elle va aussi tenter de se rassurer via Internet en cas, par exemple, de symptôme physique apparu soudainement et perçu par elle comme anormal. Et là, forcément, en tentant de se faire rassurer sur Internet, c’est encore pire ! Puisque qu’Internet va parler du cas le plus bénin (ex. bouton d’acné) au plus grave (ex : cancer). Et puisqu’une personne anxieuse ne tolère absolument pas l’incertitude, celle-ci va forcément penser qu’elle peut être atteinte d’un cancer. De là, le cercle vicieux apparaît. Elle va donc tenter de trouver de plus en plus d’articles pour contrer le seul article négatif qu’elle a vu, mais qu’elle retient cependant plus que les autres. Elle peut donc rester sur Internet des heures comme cela. A la base, dans le but d’être soulagée. Mais malheureusement, cela lui fera tout l’effet inverse : angoisse encore plus profonde, perte de temps et aucune solution à son problème.

  • Certaines croyances s’effondrent

Nous avons tous des croyances. C’est ce qui fait, nous pouvons dire, notre personnalité. Cependant, certaines d’entre elles, si elles s’effondrent, peuvent faire apparaître les ruminations. 

Par exemple, si vous avez la croyance que le monde est juste, cela risquera, tôt ou tard, de vous poser problème. Car en effet, certaines personnes peuvent penser que, malgré le fait qu’elles savent plus ou moins que le monde est cruel envers certaines personnes, elles trouvent qu’il ne l’est pas vraiment à leur égard. C’est le fameux principe de croire que “ça n’arrive qu’aux autres”. Par contre, lorsqu’un malheur surgit, leur croyance d’un monde juste envers elles s’effondre et de là peuvent apparaître de nombreuses ruminations pessimistes.

Idem pour les individus ayant la croyance que le monde a du sens. C’est-à-dire qu’ils pensent fermement que s’ils sont toujours sympathiques, font le bien, mangent sainement etc…ils ne leur arrivera rien de grave. Comme si le fait de respecter certaines règles les protégeaient et tant pis pour ceux qui ne l’ont pas compris ! C’est un peu le principe du karma. Par contre, si une personne mange sans arrêt sainement et développe soudainement un cancer, imaginez comme cela peut être difficile pour elle de voir sa croyance s’effondrer ! Ou imaginez également le désarroi d’une personne faisant sans cesse le bien et se rendant compte qu’une personne assez méchante avec autrui y arrive mieux dans la vie qu’elle. Elle peut donc crier à l’injustice et devenir vraiment pessimiste sur le monde, les autres et la vie en général. 

Ruminations : conséquences 

Nous avons vu plus haut que certains profils particuliers peuvent favoriser les ruminations. Mais sans cela, une personne n’ayant pas tous ces troubles et commençant à ruminer de plus en plus peut, justement, en déclencher. Voyons quel retentissement un esprit tourmenté peut avoir sur votre bien-être : 

  • Faire développer de l’angoisse mais aussi, une dépression, le mental ayant complètement pris le contrôle de l’individu, lequel n’arrive plus du tout à gérer ses émotions
  • Une baisse des défenses immunitaires pouvant faire apparaître des maladies. Il s’agit surtout de maladies cardiovasculaires et inflammatoires. C’est souvent le cas lorsque l’individu ressent beaucoup de peur, de colère (ressentiment, rancoeur etc…) et de tristesse
  • Une accumulation de ruminations mentales qui mènera, forcément, à de l’épuisement et surtout, à de la fatigue mentale 
  • Une grosse perte de confiance et d’estime de soi. La personne pense qu’elle est incapable du fait de sa passivité 
  • Un manque de discernement car, de par le fait de certaines peurs très irrationnelles, l’individu n’est même plus en mesure d’analyser ce qui est grave de ce qui ne l’est pas ou n’est pas possible
  • Une perte de relations si l’individu devient vraiment difficile à vivre 

Ruminations : celle-ci est normale

La rumination mentale a donc d’énormes conséquences négatives sur la durée. Par contre, savez-vous qu’elle est parfois normale pour, justement, continuer à pérenniser sa santé mentale ? C’est le cas du syndrome de stress post-traumatique survenant lors d’évènements extrêmes tels qu’être pris en otage par un groupe de terroristes, par exemple. En ruminant sans cesse ces évènements après que ceux-ci aient eu lieu, c’est une manière pour le cerveau de justement faire accepter que ces événements aient eu lieu afin de pouvoir, ensuite, passer à autre chose. Ces pensées récurrentes ont donc, pour ce trouble, un objectif de guérison. Ce qui explique les flash-back et les cauchemars que les personnes souffrant de stress post-traumatique vivent souvent.   

Liberte

Ruminations : les clés pour s’en libérer

  • Se faire aider par un professionnel de la santé

Il est évident que consulter un thérapeute et notamment, pratiquer une TCC (thérapie comportementale et cognitive) vous fera le plus grand bien si vos ruminations sont vraiment trop envahissantes. Car en vous confiant à un professionnel, celui-ci pourra vous suggérer de nouvelles façons de voir les choses auxquelles vous n’auriez jamais pensé, étant trop focalisé sur le négatif. Le thérapeute vous donnera d’ailleurs des exercices concrets et pratiques qui vous permettront de passer à l’action, tout le contraire, donc, des ruminations. 

Et s’il pense que le besoin s’en fait sentir, celui-ci pourra vous prescrire un traitement médicamenteux, comme la prise d’antidépresseurs ou d’anxiolytiques, lesquels médicaments vous serviront de béquille, le temps de retrouver en vous la force de passer à l’action.

La psychothérapie est donc vivement conseillée pour ce problème. En revanche, je vous déconseille la psychanalyse car justement, cette thérapie cherche vraiment à comprendre le pourquoi du comment, à décortiquer le problème dans tous les sens et à trop s’introspecter, ce qui, vous l’aurez compris, renforcera vos ruminations ! Cette thérapie vous fera donc rester passif en ne vous faisant pas prendre la responsabilités de vos problèmes et de ce fait, vous ne passerez toujours pas à l’action.

Et puis, il convient quelquefois de lâcher prise. Si certains jours, vous n’êtes vraiment pas bien, cela ne cache pas forcément un trouble profond. Quelquefois, il s’agit juste d’un manque de sommeil, d’un cycle hormonal, d’une journée un peu contrariante etc… Donc, essayez de faire la part des choses. 

N’hésitez pas non plus à vous tourner vers des médecines plus alternatives comme l’hypnose, par exemple. 

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  • Pratiquer des techniques de relaxation

Une personne qui pense constamment et de fait, ayant trop d’anxiété, a besoin de se relaxer. Et il existe de nombreuses méthodes pour ce faire. 

Vous pouvez déjà apprendre à détendre votre corps grâce à la méthode Jacobson. Cette méthode consiste à contracter puis relâcher chacun de vos muscles. Et c’est en les relâchant que vous ressentirez le bien-être de votre corps qui se détend. N’hésitez pas à aller vous renseigner sur Internet à cet égard. 

Si cela vous aide également, vous pouvez prier. La prière n’est pas une méthode de relaxation, mais elle peut vraiment vous faire du bien et soulager votre mental, puisqu’il s’agit d’un geste spirituel.

Ce qui vous aidera clairement également est la respiration. Car en étant anxieux, nous respirons forcément mal. Si vous apprenez à respirer profondément dès que vous en avez la possibilité, vous serez de plus en plus détendu, ce qui, automatiquement, atténuera vos ruminations. N’hésitez donc pas à aller consulter mon article sur la respiration.

Et pour apprendre à vraiment bien respirer, je vous conseille la cohérence cardiaque, méthode que je pratique personnellement.  Pour m’y aider, j’utilise un petit appareil nommé Zenspire. Celui-ci, grâce à ses vibrations et à sa lumière, me permet de respirer régulièrement, correctement et profondément. Si vous êtes intéressé par ce produit et souhaitez passer commande, vous pouvez d’ailleurs bénéficier d’une remise de 10 % grâce au code JL0620. C’est plutôt chouette, non ?

Enfin, vous pouvez pratiquer des techniques comme la sophrologie, le yoga ou la méditation de pleine conscience. Vous apprendrez, surtout avec la méditation, à laisser passer les pensées qui viennent à votre esprit. Les laisser passer étant tout le contraire d’un état ruminatif, lequel, justement, s’accroche aux pensées de manière assez obsessionnelle. Cette pratique vous aidera également à comprendre que vous n’êtes pas vos pensées et que les pensées ne sont que des pensées. Vous cesserez donc de vous trouver anormal en pensant telle ou telle chose, puisque vous ne vous identifierez plus à vos pensées.

Par contre, en cas de ruminations trop sévères, la méditation n’est pas conseillée ou du moins, pas tout de suite. C’est le cas, par exemple, pour les personnes souffrant de stress post-traumatique. Le fait de méditer pourra leur faire apparaître trop de flash désagréables et donc, empirer leur état. Il y a donc lieu d’y aller progressivement, en commençant par de la relaxation du corps et de la relaxation moins profonde. 

Mais si vous vous sentez prêt à pratiquer la méditation, je vous conseille la formation de Jean LAVAL. Coach en développement personnel que vous connaissez peut-être et que j’apprécie. Il propose même un guide gratuit à ce sujet pour commencer. Si cela vous intéresse, n’hésitez pas à cliquer sur le bouton ci-dessous :

  • Se relaxer via des infusions

Afin de calmer vos pensées et même si elles ne font pas de miracles, les infusions peuvent vous aider. Optez plutôt pour des infusions relaxantes, comme la camomille, la verveine, le tilleul, la valériane, la mélisse, la passiflore…il y en a vraiment pour tous les goûts ! N’hésitez donc pas à vous apaiser grâce à celles-ci.

  • Pratiquer la visualisation

Une personne atteinte de ruminations a, forcément, une trop grande activité mentale. Par conséquent, elle se fait souvent littéralement des films, avec sa grande imagination. Beaucoup d’images négatives et catastrophiques font donc leur apparition dans son esprit. Si cela est votre cas et je pense que oui, pourquoi ne pas faire tout l’inverse ? C’est-à-dire, vous servir d’images mentales positives qui serviront dorénavant d’ancres lorsque vous ne serez pas bien. Cela peut être, par exemple, vous imaginer dans un lieu où vous vous sentez extrêmement bien, qu’il soit réel ou fictif, ou encore vous imaginer à table, avec vos plats préférés, entouré de tous les gens que vous aimez. Ce sont là des exemples, mais vous avez compris le principe. Cette méthode vous servira à rediriger votre attention vers quelque chose de positif et donc, de casser le cycle de vos ruminations. 

La deuxième façon de visualiser et de vous imaginer, dans le futur, être la personne que vous souhaitez être, bien dans sa peau et libérée de toutes ses ruminations. Il faut vraiment que vous fassiez comme si cela était le cas et que vous fassiez marcher vos 5 sens lors de cette visualisation. Essayez de pratiquer cet exercice tous les jours. Honnêtement, en faisant cela, vous reconditionnerez petit à petit votre cerveau de façon extraordinaire, ce qui va réellement vous faire prendre le chemin que vous avez visualisé. 

  • Changer ses croyances

Un individu souffrant de ruminations possède souvent, excusez-moi du terme, des croyances débilitantes. Cela ne veut bien évidemment pas dire que celui-ci est stupide. Cela veut juste dire que ses croyances le tirent vers le bas. Il faut donc qu’il puisse se défaire de l’idée qu’il est comme cela et que c’est ainsi, qu’il n’y peut rien. Que son tempérament est plus anxieux que les autres. Car c’est faux. Cependant, pour changer ce modèle cognitif qui ne lui apporte rien de bon, il doit changer ses croyances. Remplacer celles qui le tirent vers le bas par d’autres qui le tirent vers le haut. Je vous laisse aller consulter mon article sur les croyances pour plus de renseignements. 

  • Se rappeler de ses réussites

Lorsque vous êtes en proie à des pensées envahissantes, il est facile de ne voir que le négatif et de ne vous concentrer que sur vos fragilités. Cependant, n’hésitez pas, dans un petit carnet, à noter toutes les réussites de votre vie. Et dès que vous en avez une nouvelle, notez-la également. Du coup, en faisant cela, quand vous aurez un coup de mou, vous pourrez relire votre liste pour vous rappeler que vous êtes capable de réaliser de belles choses.

  • Pratiquer la gratitude

Afin de vous libérer de vos idées négatives, rien de tel que vous focaliser sur ce que vous avez de beau dans votre vie. Car vous remarquerez que, de manière générale, nous oublions ce qu’il y a de génial dans notre vie car cela est devenu une habitude. Sauf que si nous perdons une de ces choses, c’est tout notre monde qui s’écroule. Donc, pour éviter d’en arriver là, apprenez à avoir de la gratitude pour toutes ces belles choses. En plus, cela vous permettra de les entretenir davantage ! 

Pour vous y aider, vous pouvez tenir un petit journal de gratitude. Tous les jours, essayez de noter 10 choses pour lesquelles vous éprouvez de la gratitude. Cela peut être de la gratitude pour une chose très vaste, telle qu’avoir la possibilité de vivre dans un pays, comme le FRANCE, lequel pays reste tout de même très sécuritaire, comme pour une chose plus personnelle comme votre mari, vos enfants, votre maison, votre travail etc… et comme pour des choses très minimes telles que regarder un petit chat passer dans votre jardin, le soleil qui se lève ou se couche etc…Faites cet exercice, le matin ou le soir (si vous êtes plus matinal ou vespéral) et ce, jusqu’à ce que vous commencez à ressentir plus de positivité dans votre vie et surtout, que cela devienne un automatisme.

  • Accepter et ressentir ses émotions

Le domaine émotionnel est difficile à gérer pour une personne souffrant de ruminations. Lorsque celle-ci commence à trop penser, elle a tendance à vouloir réprimer et chasser ses émotions, alors que le déni empire la situation et peut même, à la longue, provoquer des maladies. Ou alors, la personne se juge et ressent énormément de culpabilité à avoir ces pensées et à sombrer dedans sans avoir l’impression de pouvoir avoir la force de changer. Donc, premièrement, lorsque vous ressentez une émotion négative qui vous déclenche des pensées négatives, apprenez déjà à l’accueillir, sans la réprimer et sans la juger. Juste l’accepter avec bienveillance. Cela ne sert à rien, en effet, de rajouter des ruminations de culpabilité en plus des ruminations initiales ! 

Ensuite, analysez se situe l’émotion dans votre corps. Si, par exemple, vous ressentez de la peur, vous pouvez ressentir un mal de ventre, ou des tremblements à telle partie du corps etc … Il est important de ne pas délaisser votre corps à ce moment en rendant votre émotion tangible. Et ensuite, passez à l’étape de la distraction.

Solutions
  • Se distraire

Lorsque vous ressentez les ruminations arriver, cela veut dire que vous avez l’esprit occupé et que vous ne vivez pas du tout le moment présent. Donc, à partir de ce moment et après avoir accueilli vos émotions avec bienveillance, vous pouvez vous dire mentalement, ou de vive voix, un grand STOP et ce, tout en vous disant que vous n’arriverez pas à trouver de solutions en ruminant, étant donné que vos ruminations n’ont pas de sens. Elles sont donc improductives

En général, l’évitement est déconseillé dans les troubles anxieux. Il est, en effet, conseillé d’affronter ses peurs. Sauf que là, plonger dans vos ruminations ne servira absolument à rien et empirera même votre situation. Donc, pensez à vous distraire dans ces moments. Il y a lieu d’arrêter ce que vous êtes en train de faire pour casser le cercle vicieux des ruminations et entreprendre autre chose, comme changer de pièce, mettre de l’eau sur vos poignets (provoquant une sensation de détente), vous étirer etc…

  • Trouver le besoin qui se cache derrière l’émotion

Et une fois que vous serez plus calme, vous pouvez commencer à réfléchir au pourquoi de vos ruminations car avant, vous serez incapable de réfléchir de manière rationnelle. Seulement émotionnelle. C’est-à-dire que vous pouvez essayer de comprendre le besoin qui se cache derrière votre émotion. Car lorsque vous ressentez une émotion en ruminant, c’est qu’un de vos besoins n’est plus comblé. Il y a donc lieu de retrouver ce besoin et bien évidemment, de le combler à nouveau. 

Par exemple, une personne vous a mal parlé par message, puis ne donne plus signe de vie. Vous ressassez cette scène sans arrêt et ce, avec une grande colère. Dans ce cas-là, quel besoin n’est plus comblé ? Il peut y avoir le besoin de respect (cette personne m’a manqué de respect), le besoin de compréhension (mais pourquoi cette personne a agi de la sorte ?) ou le besoin d’équité (j’ai été blessé, cette personne doit également être blessée en retour). 

Ensuite, vous pouvez réfléchir à des actions à mettre en œuvre pour combler à nouveau ces besoins. Pour cet exemple, vous pouvez prendre attache avec cette personne en lui demandant pourquoi elle a agi de la sorte et que cette façon de vous parler ne vous va pas du tout, que vous vous êtes senti rabaissé et très blessé. En disant ce que vous avez sur le cœur, vos besoins seront à nouveau comblés et vous éviteront de ressentir un sentiment de colère permanent ruminatif, tel que la rancœur, laquelle, à la longue, ne fera de mal qu’à vous.  

  • Apprendre à avoir confiance en soi et s’estimer

Pour éviter de sombrer dans des schémas négatifs, il est primordial d’apprendre à avoir confiance en vous et à vous estimer. Cela, en effet, vous permettra de vous sentir capable d’aller mieux et de vous aimer comme vous êtes, c’est-à-dire avec vos forces et vos faiblesses. N’hésitez pas à aller consulter mon article sur ce sujet.

Et si vous souhaitez aller plus loin, je vous conseille également une autre formation de Jean LAVAL. Celle-ci vous aidera à améliorer grandement votre confiance en vous. Idem, pour celle-ci, Jean en a également créé un livret gratuit. N’hésitez donc pas à sauter sur l’occasion, c’est juste ci-dessous ! :

  • Changer sa perception grâce aux affirmations positives

Il faut que vous compreniez que ce sont vos pensées négatives qui font apparaître les idées fixes. Et que, bien que vous n’avez que très peu de contrôle sur vos émotions, puisque celles-ci apparaissent sans que vous n’ayez rien demandé et d’ailleurs, c’est pour cela que je vous répète qu’il y a lieu d’accepter vos émotions afin de ne pas les empirer, vous avez, par contre, du pouvoir sur la manière dont vous contrôlez vos pensées. Vous pouvez donc changer vos pensées en apprenant à changer votre perception des choses. 

Par exemple, au lieu de vous dire : “cette personne n’a pas répondu à mon message depuis deux jours, elle se fiche totalement de moi”, dites-vous plutôt : “cette personne ne m’a pas encore répondu mais elle est très occupée en ce moment, je sais qu’elle m’apprécie donc elle reviendra vers mois dès qu’elle aura plus le temps de le faire puisqu’elle a sa vie, elle aussi”. Je pense que vous aurez compris qu’entre la première pensée et la deuxième façon de percevoir les choses, les émotions seront loin d’être les mêmes ! Entraînez-vous donc à penser de manière bénéfique pour vous et ce, dès que vous vous rendez compte que vous êtes en train de tomber à nouveau dans vos ruminations.

  • Renforcer ses relations

Une personne rumine également beaucoup lorsqu’elle est seule, puisque si elle se change les idées en parlant avec quelqu’un, elle ne se concentre pas sur ses ruminations. Donc, n’hésitez-pas à vous entourer quand cela ne va pas. Vous pouvez parler de votre mal-être à vos proches ou de vos peurs, mais comprenez bien que vos proches ne sont pas vos éponges émotionnelles. Car sachez que vos pensées négatives et émotions négatives les impacteront forcément. Donc, parlez-en, mais brièvement et passez à autre chose afin de, justement, vous changer les idées et ne pas les impacter. 

Et bien évidemment, comme dit plus haut, si vous avez vraiment besoin de parler de vos problèmes en profondeur, aller consulter un professionnel de la santé est préférable, puisque c’est son métier et que de plus, celui-ci possède des connaissances en la matière, connaissances que vos proches n’auront pas forcément pour vous aider pleinement.

  • Pratiquer un sport

Pour vous libérer de vos pensées parasites, rien de tel que la pratique d’un sport. En effet, il est bien connu que le sport libère des endorphines, lesquelles sont les hormones du bien-être. C’est pour cela qu’après un événement stressant ou une journée stressante, il est conseillé d’en faire. A vous de trouver le sport qui vous convient !

  • Pratiquer le lâcher-prise

Vos obsessions proviennent également du fait que vous souhaitez tout contrôler. Vous tentez d’être certain de comment se passera un évènement futur, ou certain de tel sentiment qu’a eu telle personne dans le passé etc…Sauf que comprenez qu’on ne contrôle absolument rien, mis à part nous-mêmes.  Il y a donc lieu d’apprendre à lâcher-prise. Je vous invite à aller consulter mon article à ce sujet. 

Une petite parenthèse pour les ruminations nocturnes qui peuvent provoquer une insomnie ou pour celles provenant très tôt le matin. En effet, le fait d’être tourmenté à ces moments est “normal”. Car la nuit, le corps sécrète plus de mélatonine, l’hormone du sommeil. Cependant, à ce moment, vous avez beaucoup moins de sérotonine dans votre corps, laquelle est l’hormone du bien-être. C’est pourquoi vos pensées nocturnes paraissent bien plus terrifiantes qu’en journée. 

Et pour ceux qui commencent à ruminer en se réveillant vers 4 h du matin, sachez que c’est un peu la même chose et que surtout, le corps produit un pic de cortisol vers cette période, laquelle hormone a pour objectif de vous réveiller progressivement mais qui, surtout, est l’hormone produite en grande quantité par le corps lorsque vous stressez ! De ce fait et même si c’est difficile, il faut vraiment que vous ne donniez pas d’importance à vos ruminations nocturnes ou très matinales, lesquelles seront, de toute manière, très irrationnelles.  

  • Lire

Afin de vous libérer de vos pensées obsessionnelles, vous pouvez également lire. Et bien entendu, des livres vous apportant des émotions positives ! Pour cela, je vous conseille les livres de développement personnel. En effet, vous vous sentirez tellement bien après la lecture d’un tel livre ! Et si vous pouviez en plus mettre en pratique tout ce que vous apprenez dans celui-ci, vous n’imaginez même pas comme ce livre peut vous changer ! 

Je dirais que tout livre de développement personnel, si vous mettez ses conseils en pratique, provoquera un changement positif radical chez vous. Il n’y a pas un livre meilleur qu’un autre. Par contre, il y en a peut-être un qui vous correspond plus. Je vous invite à aller dans l’espace bibliographie afin d’avoir des idées de livres de développement personnel, livres que j’ai, pour ma part, tous lu.

  • Ecrire

Une chose que j’ai également récemment découverte, c’est d’écrire lorsque les ruminations mentales font leur apparition. Je ne pensais pas qu’un exercice d’écriture puisse provoquer un soulagement de la sorte et je vous invite donc à essayer. En effet, lorsque des individus commencent à ruminer, leurs pensées tournent en boucle et sont assez floues, finalement. Le fait de les écrire sur papier va donc les rendre concrètes et de fait, vous pourrez passer beaucoup plus facilement à l’action pour les faire disparaître. 

Prenons un exemple. Vous vous êtes fâché avec une personne. Vous ruminez constamment sur celle-ci, sur la scène, sur ce que vous auriez dû dire pour la blesser autant qu’elle vous a blessé, vous ne pensez qu’à ses défauts etc… Eh bien, écrivez tout ce que vous avez sur le cœur. Et sans réfléchir. Et tant pis si vous l’accusez, l’insultez, faites sortir toute votre colère contre elle sur le papier etc… car c’est le but en fait. Écrivez jusqu’à ce que vous n’en ressentiez plus le besoin et pensez avoir écrit tout ce que vous désiriez. 

Recommencez le même exercice 2 jours plus tard. Et encore 2 jours plus tard. Et comparez les lettres. En effet, il y a des chances que vos dernières lettres soient moins virulentes que la première et aussi, moins longues. Vous comprendrez alors que cet exercice vous aura soulagé. 

  • Passer à l’action

En conclusion, comment arrêter les ruminations mentales ? Avec l’aide de tous les outils visés plus haut, bien évidemment. Mais surtout, par le fait d’agir et de cesser de réfléchir ! Puisque, comme dit plus haut, les ruminations ne servent pas à trouver de solutions car sinon, elles ne s’appelleraient pas des ruminations, mais des réflexions ! Si tel était le cas, cela ferait bien longtemps que vous auriez cessé de ruminer. Cela prouve bien que ce ne sont que des plaintes passives et rien de plus. Donc si vous devez penser, faites-le à l’aide d’une réflexion concrète qui vous pousse à trouver une solution et surtout, à passer à l’action. 

L’action est vraiment la solution aux ruminations, car elle est tout son contraire.