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Les normes sociales peuvent se définir comme un ensemble de règles, concrètes (la Loi, les normes formelles) et plus subtiles (la pression sociale, les normes implicites) permettant l’intégration des individus. Le concept de norme diffère d’un pays à un autre, du fait de cultures différentes. Mais, rien qu’avec l’école, lesdites normes sont présentes, dans les sociétés modernes, dans la vie des individus depuis leur enfance. Cependant, bien que les normes contemporaines aient certains avantages, que nous verrons plus bas, elles possèdent aussi de nombreux inconvénients. Le principal inconvénient nous empêchant véritablement d’être heureux étant la pression sociale. Celle-ci provient, la plupart du temps, des autres, mais également de nous-mêmes si nous pensons ne pas avoir tous les critères requis pour entrer dans les normes sociales. 

Nous allons donc étudier les faits en analysant, dans un premier temps, les domaines principaux où se manifeste la pression sociale et en nous demandant également pourquoi nous avons autant peur de celle-ci. Nous nous questionnerons ensuite sur le comportement d’autrui consistant, de manière générale, à détester les gens osant sortir des sentiers battus. Il y aura également lieu de constater que quelquefois, les normes sociales sont utiles, mais qu’elles ont surtout une grande utilité pour le pays. Nous parlerons ensuite des conséquences que peut avoir la pression sociale dans notre vie. Enfin, je vous donnerai des clés afin de pouvoir être heureux en étant vous-même. Vous pourrez donc dire au-revoir à la pression sociale ! 

  • Aller à l’école

Dès l’enfance, l’individu est conditionné à aller à l’école dans le but d’atteindre la réussite scolaire. Le fait que certains parents refusent d’y mettre leur enfant est extrêmement mal perçu par la société. Cependant, l’école possède tout de même certains avantages. 

En effet, celle-ci permet d’apprendre à l’enfant à vivre avec autrui. Il s’agit de la socialisation primaire. Et ce, tout en apprenant le contrôle social, la politesse. Certaines formes de socialisation. Acquérir, en fait, une certaine norme de comportement. La socialisation des individus revêt un caractère primordial. De plus, les matières apprises (bien que la plupart soient inutiles à l’âge adulte) servent à l’enfant à développer son intelligence par l’apprentissage, la mémorisation, le travail. Donc oui, l’école est un système utile. 

Cependant, l’institution scolaire actuelle est loin d’être complète. Ce n’est pas ici l’objet de mon article, je vais donc faire court. Pour moi, le système éducatif actuel devrait apprendre, outre la socialisation de l’enfant, à encourager celui-ci à exprimer ses émotions (ce qui éviterait de nombreuses maladies à l’âge adulte dues au refoulement de celles-ci), à respecter la différence (ce qui éviterait le harcèlement scolaire qui, accentué avec les réseaux sociaux de nos jours, a de graves conséquences sur les jeunes victimes, les poussant parfois jusqu’au suicide) et à prendre confiance en lui. Il y aurait également lieu de créer des matières plus utiles, telles que la pratique de la méditation, du yoga, de l’acceptation et du lâcher-prise, de l’authenticité etc…et non ne miser que sur des matières intellectuelles. Car pour moi, l’urgence est de rendre l’être humain plus conscient

Et comment la pression sociale se fait ressentir à l’école ? Par le fait que l’enfant ne peut pas se montrer tel qu’il est. Aucun comportement déviant n’est possible, au risque de devenir le bouc émissaire du groupe. Il n’a donc d’autre choix que de se comporter comme tout le monde, avec normativité. Nous voyons donc que dès l’enfance, les normes sociales commencent déjà à peser sur l’enfant. Et en général, cela marche. Car un enfant n’a qu’une désirabilité : se faire accepter des siens et se faire des amis.

  • Etre en couple

L’enfant grandit. Vers 25 ans et étant célibataire, celui-ci commence à constater que la majorité des personnes de son entourage est en couple. Car, de toute manière, la norme implicite indique qu’il faut être en couple. Pas trop tôt car sinon, nous ne profitons pas de la vie et pas trop tard car sinon, nous ne pourrons pas avoir d’enfant. 

Personnellement, je n’ai aucun problème avec le fait d’être en couple. Cela procure en effet beaucoup de bien-être. Ressentir de l’amour et tout faire pour l’autre, se sentir aimé…Par contre, l’amour rend très fragile et vulnérable. L’expression “il/elle est ma moitié” est vraiment à prendre au sens propre. Car nous avons vraiment l’impression que l’autre est une partie de nous. Résultat, nous entrons dans la dépendance affective et pensons ne plus rien être sans l’autre.

En fait, nous ne choisissons pas la personne avec qui nous partageons notre vie par hasard. Nous la choisissons car elle comble un besoin et un vide en nous. C’est pourquoi, par exemple, une personne exprimant peu ses émotions se retrouvera avec quelqu’un les exprimant, au contraire, un peu trop. En résumé, l’autre nous apporte ce que nous sommes incapables de nous apporter nous-même. Et sachez que toutes les relations chères à notre coeur sont comme cela. 

Alors, si une personne est heureuse seule et sans subir le célibat, pourquoi ne pas la laisser tranquille ? Celle-ci fait preuve, au contraire, d’une grande force, car elle a appris à s’aimer elle-même et sans dépendre des autres. Je reviendrai plus bas sur cette notion très importante de l’amour de soi, qui est, en réalité, la clé ultime pour se libérer de la pression sociale.

  • Acheter une maison

Une fois en couple, les habitudes sociales disent qu’il est bon d’acheter ou de louer un bien en commun. Louer un appartement, c’est bien, mais devenir propriétaire d’une maison, c’est encore mieux. J’ai envie de vous dire : quoi de plus normal de vouloir s’installer avec la personne que l’on aime ? C’est vrai. Mais il faut aussi respecter les couples préférant rester chacun chez soi. Oui oui, cela existe et je trouve cela bien. Au moins, ils sont probablement plus autonomes et peuvent apprendre à combler leurs besoins internes eux-mêmes. Un peu comme pour le célibataire dont j’ai expliqué le cas plus haut. 

Bref, les règles informelles nous poussent à devenir propriétaires. Et c’est très bien d’avoir un chez soi. Cependant, les couples se précipitent bien souvent trop vite afin de faire comme tout le monde. Mais la société ne nous explique pas qu’avant d’acheter et de nous endetter sur 20 ans minimum, il aurait peut-être fallu, en étant salariés et chez nos parents, c’est-à-dire en n’ayant aucune charge, tenter d’entreprendre, d’investir dans l’immobilier, de vraiment faire ce qui nous fait vibrer, etc… Après, il est toujours possible de vous lancer dans l’entreprenariat ou dans ce qui fait vraiment battre votre coeur en étant propriétaire. Mais cela demande un courage bien plus grand, car quitter votre emploi de salarié sans rien avoir derrière dans l’immédiat s’avère très risqué

  • Travailler en étant salarié

Cela découle du paragraphe précédent. En effet, vers les dernières années de nos études, les professeurs commencent à nous parler et à nous conditionner pour le monde du travail. Il y a un service des ressources humaines, un Directeur général, un service commercial, un comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail etc…Nous apprenons donc gentillement qu’il existe des déterminations sociales. Et que vous faites partie d’une classe sociale bien spécifique.

A les entendre, nous serons forcément salariés et aurons forcément un patron. Pas de déviances possibles, donc. Personne ne nous incite à créer notre propre entreprise, à faire ce que nous avons vraiment envie de faire. Au contraire, nous  entendons plutôt ce genre de phrase : “tu dessines tellement bien, dommage qu’il n’y ait pas de travail dans ce domaine. Va plutôt dans la comptabilité. Là, il y a de bons débouchés”. 

Tout est donc organisé pour faire de nous de bons petits salariés dociles avec de bonnes conduites et jamais pour nous permettre d’entreprendre, de créer notre vie au lieu de travailler pour quelqu’un. Résultat, quand le jeune adulte a terminé ses études, celui-ci postule pour devenir salarié, sans même se poser une seule fois la question sur le fait de pouvoir créer sa propre vie. Mais c’est parce que cela ne lui vient même pas à l’esprit. Car il n’a pas été conditionné pour ce faire et qu’il ne fait, de toute manière, pas partie de cette catégorie. Mettre les individus dans des cases est donc l’apanage des normes sociales.

  • Avoir des enfants

     1 – Normes sociales : Ceux qui ne veulent pas d’enfant

Avoir un enfant est formidable. Donner la vie, transmettre ses croyances, ses valeurs, le voir grandir, réussir..que de fierté

Cela est donc formel : il est inconcevable de ne pas vouloir d’enfant. Un être humain faisant ce choix est considéré comme un individu très égoïste. L’étiquetage est vite fait ! Et surtout, comment l’individu va-t-il faire, en vieillissant ? Et puis, le but de la vie, c’est de faire des enfants. Sinon, nous avons raté notre vie. Et je ne parle pas des femmes ne souhaitant pas  en avoir. Alors là, quelle grande transgression des normes ! Car une femme sans enfant est une femme incomplète

Voilà les préjugés sur ce sujet. Premièrement, si une personne ne veut pas faire d’enfant pour être libre et alors ? Si votre enfant est la plus belle chose qui vous soit arrivée, vous ne devriez pas envier l’autre. Donc, pourquoi cela vous fait-il réagir ? N’y aurait-il pas, là aussi, de l’égoïsme à faire un enfant  afin que celui-ci devienne votre bâton de vieillesse ? C’est génial, pour l’enfant, vous ne trouvez pas ?

Et qui prétend connaître le but de la vie ? Si le but de la vie, c’était tout simplement de vivre ? De plus, sachez qu’il y a d’autres moyens de transmettre dans la vie. 

Et concernant le préjugé sur la femme incomplète, la réalité sociale prouve encore que, bien que des progrès aient été faits depuis quelques années à cet égard, la femme est encore,  considéree comme un être inférieur, en proie à la domination, ne servant encore qu’à enfanter et à réaliser de simples tâches. Nous le voyons rien que par le fait que les hommes ont beaucoup moins de pression que les femmes sur ce sujet.

     2 – Normes sociales : Ceux qui n’ont pas le bon nombre d’enfant

Eh oui. Un être humain socialement construit doit avoir deux enfants. De préférence une fille et un garçon. Là, vous aurez vraiment le profil de la famille Ricoré. Et puis, il ne faut pas qu’ils aient un écart d’âge trop important. Pourquoi ? Je ne sais pas. Car personnellement, je m’entends tellement bien avec mon frère, malgré nos 9 ans d’écart ! 

Un enfant ? Mais que s’est-il passé de néfaste pour que vous n’en vouliez pas un deuxième ? En plus, votre enfant va être pourri-gâté et malheureux, sans frère ou soeur. Euh…le fait qu’un enfant soit pourri-gâté ne serait-il pas juste le fruit de l’éducation ? Car un petit dernier d’une fratrie de 10 peut très bien avoir été élevé en enfant-roi. Je ne vois personnellement pas le rapport. L’enfant est malheureux seul ? Et que penser des enfants développant une grande blessure d’abandon dès la naissance de leur frère ou de leur soeur ?

Trois enfants ? Non, cela fait trop. Et puis, tous les défauts et névroses de l’enfant viennent forcément de la mère. D’ailleurs, le monde social culpabilise également énormément les mères, qui ne feront, de toute manière, jamais assez bien.

Et si faire des enfants ou non, en faire 10 ou 1, n’était juste qu’une question de choix ? Et si tout le monde devenait assez tolérant pour respecter une vie différente de la sienne ? Personnellement, je pars du principe que tant que chacun est heureux dans sa situation, tout va pour le mieux. Non ?

Pression-sociale
  • Divers

Accessoirement, il y a d’autres règles normatives à adopter pour entrer définitivement dans la normalité, bien que cela reste informel. Nous allons en voir quelques-unes ci-dessous.

     1 – Normes sociales : Boire de l’alcool et être sociable

Le processus de socialisation passe déjà par le fait de boire de l’alcool lors de soirées ou de repas festifs. Sinon, vous passerez automatiquement pour une personne coincée, pas drôle et ne profitant pas de la vie. Cependant, en règle générale, nous sommes d’accord que si une personne boit de l’alcool, ce n’est pas juste pour son goût ? C’est surtout pour engendrer un état interne qu’elle n’est pas capable de se procurer elle-même. C’est-à-dire le lâcher-prise, la détente et surtout, ne plus se soucier du regard de l’autre ! Car l’alcool est un anxiolytique naturel. 

Après, je ne critique pas ce comportement. J’aime également boire mon apéritif le week-end ou lors de repas festifs. Mais juste, ne considérez pas les non-buveurs comme des personnes coincées, pas drôles ou n’ayant rien à vous apporter. Elles sont peut-être, justement, plus évoluées, puisqu’elles arrivent à réguler leur état interne d’elles-mêmes, sans avoir besoin de cela pour créer du lien social !

Et en plus de boire de l’alcool, il faut aimer sortir et voir du monde, bref, avoir une vie sociale. Sinon, vous passerez pour un être casanier, bizarre et anormal. Il n’est pas bien vu d’aimer rester chez soi et d’être un peu réservé. 

     2 – Normes sociales : Partir en vacances

Et un peu dans le même registre, il est socialement obligatoire de partir en vacances lors de congés et surtout, lors des congés d’été. Et il faut faire pleins d’activités en plus d’aller à la plage et bronzer. Rester chez soi pendant les périodes de congés d’été nous fera passer pour une personne bizarres, casanières et ne profitant pas de la vie. Eh oui, la pression sociale des vacances existe. Il est de votre devoir de passer des vacances performantes pour ensuite les raconter à autrui. Il s’agit, en fait, d’un mode de socialisation.

Mais j’en reviens toujours au même : la personne casanière ne subissant pas la solitude aime peut-être autrui, mais a besoin de se retrouver seule quelquefois. Elle n’a peut-être pas besoin de partir en vacances et de bronzer et alors ? Elle ne vous dérange pas. Cela prouve qu’elle n’a  pas peur de rester avec elle-même, sans devoir sans arrêt se changer les idées avec autrui pour éviter de regarder à l’intérieur d’elle.

     3 – Normes sociales : Ne pas être homosexuel

L’homosexualité est de mieux en mieux perçue par la société. Car avant, le DSM (Manuel Diagnostique et statistique des troubles mentaux) avait eu l’idée de considérer les individus homosexuels comme atteints d’une maladie mentale, vous imaginez ? Un choix de vie s’écartant de la norme, une maladie mentale ? Donc oui, il y a eu de l’amélioration depuis. Du moins, en surface. Car combien de parents se disent aimer et ne rien avoir contre les homosexuels, mais qu’ils n’aimeraient pas que leur enfant le soit ? Pourquoi ? Cela montre que les individus les aiment, mais de loin ? Donc oui, malgré les progrès réalisés à cet égard depuis plusieurs années, l’homosexualité reste tout de même encore mal perçue. Tout comme le choix de ne pas avoir d’enfant. Car normalement, nous devons tous avoir les mêmes choix.

     4 – Normes sociales : Fêter toutes les fêtes commerciales

Je vous donne ici quelques exemples de fêtes commerciales que l’on se doit de célébrer. 

Déjà, tout le monde se doit de fêter nouvel an. Avec énormément de monde et d’alcool. Rester chez vous au calme ? Vous n’êtes qu’un petit vieux ne profitant pas de la vie.

Il faut également fêter son anniversaire. La Saint-Valentin (ce qui ajoute au célibataire de nombreux coups de poignards supplémentaires, étant donné la persistance des médias à en parler des heures et des heures chaque jour et via tous les supports possibles). Il y a Pâques ou nous sommes obligés d’organiser une chasse aux oeufs. Et surtout, Noël

Normalement, Noël est censé célébrer la naissance de Jésus. Ah oui ? Connaissez-vous une seule personne pratiquant Noël pour cela ? Demandez juste à un enfant pourquoi celui-ci aime Noël. Pour les cadeaux, oui. Et nous avons tous été comme cela. Noël n’est donc plus vraiment une fête religieuse mais plutôt commerciale, n’est-ce pas ? 

Et honnêtement, je trouve qu’hormis les enfants, peu de monde aime Noël. Car la plupart des individus n’aime justement pas se retrouver en famille, du fait de nombreuses tensions entre certains membres de la famille, mais également des mauvais souvenirs pouvant refaire surface ce jour-là (repenser aux personnes décédées qui ne sont plus là, par exemple). Et puis, il faut acheter des cadeaux pour tout le monde. Courir partout. Décorer le sapin. Préparer le repas. En réalité, Noël est devenu une période très stressante pour bon nombre de personnes. 

Mais du coup, pourquoi nous forçons-nous à célébrer Noël ? On ne sait même pas pourquoi !  Il faut le faire, c’est tout. Il s’agit bien, là encore, de la pression sociale. 

Yoga

Normes sociales : pourquoi avoir peur de suivre son propre chemin ?

Cela vient déjà de nos ancêtres. Jadis, une personne ne suivant pas le groupe social finissait seule face à tous les dangers l’entourant (prédateurs, intempéries etc…) et mourrait. Notre cerveau reptilien a donc gardé ces informations en mémoire. Même si cela n’est plus d’actualité. 

Nous n’osons également pas être authentiques à cause de nos blessures. Il s’agit surtout des blessures d’abandon et de rejet subies par le passé, lesquelles nous déclenchent automatiquement une peur intense d’être abandonné ou rejeté. 

Puis, si vous osez sortir des normes sociales en vigueur, vous prenez le risque de passer à l’action. Et vous échouerez forcément quelquefois. Or, de nombreux êtres humains ont horreur de l’échec, car la pression sociale leur font croire que l’échec fait d’eux des personnes inférieures. Ils font donc tout pour l’éviter et préfèrent donc rester dans la norme. Mais dites-vous bien que vous connaîtrez l’échec même en restant dans les normes. Enfin, ce que vous pensez être un échec du fait de la pression sociale vous faisant croire qu’il faut telle et telle chose dans votre vie pour être heureux. Car la vie n’est pas un long fleuve tranquille.  Vous pouvez perdre votre travail, divorcer, bref, subir toutes sortes de prétendus échecs. 

Nous pouvons constater cette pression en analysant notre comportement et celui des autres face à l’échec. Nous nous éloignons des autres du fait d’un ego blessé ressentant de la honte, pensant être inférieur. C’est notre égo qui nous pousse à croire que nous vivons un échec, alors qu’il ne s’agit que d’une étape dans notre vie nous permettant d’en tirer de leçons, puis de changer notre vie pour le meilleur en passant à l’action ! 

Normes sociales : pourquoi les autres détestent ceux qui osent suivre leur propre chemin ?

C’est vrai. Pourquoi les gens vivant dans la norme sont-ils si dérangés par ceux ne la suivant pas ? Cela ne les concerne pas, après tout. Donc, pourquoi tant d’intolérance et d’agacement envers la déviance ? En fait, il y a deux raisons à cela. 

La première, c’est que la personne suivant les normes n’ose pas être elle-même. L’identité sociale est bien trop importante pour elle. Donc, voir une personne oser être déviante malgré le rejet qu’elle subit, c’est lui rappeler sa propre incapacité à être authentique. Elle en ressent donc de l’envie et de la frustration.

Deuxièmement, qui dit suivre son propre chemin dit bousculement des processus normatifs établis. L’individu dans les normes se rend donc compte que d’autres chemins et identités sont possibles. Cela remet donc en question la toute-puissance des normes qu’il suit. Et donc, les choix de vie qu’il a fait jusqu’à maintenant. Le fait de se remettre en question et aussi, de se dire qu’il aurait probablement pu prendre un chemin qui l’aurait rendu plus heureux, est inacceptable pour lui.

Normes sociales : l’existence des normes est-elle quelquefois utile ?

Bien sûr que l’existence des normes sociales est utile, quelquefois. Elle l’était déjà, comme dit précédemment, dans des temps très lointains, lorsque rester en groupe était une question de vie ou de mort. Celle-ci relie les individus et permet une certaine forme de socialisation. Elle l’est aussi au niveau des Lois collectives établies. Lesquelles sont des normes explicites servant à maintenir l’ordre social. Je reste persuadée que, malgré que l’utilité des certaines Lois se discute, certaines règles sociales sont tout de même indispensables pour garder un pays discipliné. Car oui, si nous assassinions toutes les personnes nous irritant, je pense que nous n’aurions pas fini ! Car oui, dans certains pays où les Lois ne sont pas d’actualité et où l’être humain est livré à lui-même, c’est vraiment ce qu’il se passe ! 

Et bien évidemment, d’autres règles telles que le Code de la route, par exemple, sont primordiales ! Car en cas de non-respect de celles-ci, il peut y avoir de lourdes conséquences. Imaginez une seconde si chacun avait des comportements déviants sur la route. Il n’y aurait plus beaucoup de personnes encore en vie, pas vrai ?

Normes sociales : à quoi sert la pression sociale ?

Il est bon d’analyser un phénomène auquel nous ne pensons pas forcément. Pourquoi doit-on tous suivre le même chemin, alors que si chacun suivait le sien, le monde serait rempli d’individus singuliers, uniques qui rendraient ce monde plus riche humainement ? Eh bien, pour l’argent. Ainsi que pour préserver les structures sociales ayant été mises en place.

Dès petits donc, nous sommes conditionnés à nous comporter et à penser de la même manière. Les normes dominantes nous font systématiquement prendre le chemin du salariat et ce, sans que nous nous posions de questions. Mais pourquoi, à votre avis ? Car s’il n’y avait que des entrepreneurs, il n’y aurait pas d’acheteurs ! Donc, cela permet aux individus riches d’obtenir une population quantitative achetant leurs biens. C’est pour cela que dès petits, nous sommes conditionnés à penser pareil. Pour éviter la déviance sociale afin que les publicités puissent toucher émotionnellement tout le monde de la même manière. Idem pour les informations. Les médias montrent ce qu’ils veulent bien nous montrer et souvent, notez qu’il s’agit toujours des mêmes informations. 

En résumé, la société nous pousse à acheter des maisons, afin que nous fassions un prêt bancaire. Elle nous pousse à avoir des enfants pour toujours avoir de nouveaux consommateurs. Elle nous pousse à sortir les week-ends et à partir en vacances pour dépenser toutes nos économies. Et elle nous pousse à célébrer les fêtes commerciales…pour acheter

Vous l’aurez compris, la société a tout intérêt à conformer les individus de la même manière. Afin qu’il n’y ait pas de rébellion et que les classes sociales riches le restent.

Authenticite

Normes sociales : conséquences de la pression sociale

  • Un risque de burn-out

La vie d’aujourd’hui ne laisse pas beaucoup le temps à l’individu de souffler. Je pense notamment à la vie des femmes. En effet, la femme se doit d’être active. De travailler, de s’occuper des enfants, de faire le ménage, de s’occuper des courses, de faire du sport, de faire l’amour et le tout, en restant souriante et toujours de bonne humeur. Mais vous comprendrez bien qu’une femme reste un être humain. Au bout d’un moment, si celle-ci ne prend pas conscience de la surcharge de ses activités et de l’intériorisation de son mal-être, elle risque le burn-out. Et si elle n’écoute toujours pas ses ressentis, son corps finira par lâcher dans tous les cas.

  • Un manque de créativité

Lorsque tout le monde a les mêmes normes de comportement, l’individu en tant que tel n’est donc pas authentique. Il y a donc de fortes chances que celui-ci ne se connaisse pas et ne sache même pas ce qu’il veut vraiment dans la vie, du fait de ses nombreux rôles sociaux. Alors, il se contente de suivre la norme, sans prendre conscience de ce qui le fait vibrer, de ses talents cachés et de ce qu’il pourrait apporter au monde.  Il lui manque en fait la petite étincelle, qui est d’oser être authentique et qui pourrait faire de lui un être complet, montrant sa véritable lumière. Car son véritable potentiel reste, bien souvent, caché et je trouve que cela est vraiment dommage.

Et d’ailleurs, si vous souhaitez vous connaître davantage afin de pouvoir trouver votre mission de vie, je vous conseille la formation de Cindy THEYS, coach et formatrice en développement personnel et spirituel. Si vous souhaitez en savoir plus, c’est ici : 

  • Pas de solidarité

La normalisation fait que les individus vivent tous à peu près pareil. C’est-à-dire en famille, dans l’individualisme et se fichant de plus en plus de tout ce qui les entoure. C’est pour cela que nous entendons souvent ce genre de phrases : “il n’y a que la famille qui compte, les autres on s’en fiche. Vivons pour nous et c’est tout”. D’accord, mais pourquoi vous plaignez-vous ensuite de finir seul ? Eh oui, les enfants grandissent et partent vivre leur vie un jour. Donc oui, si vous avez tout misé sur votre famille et êtes devenu individualiste, il y a de grandes chances que vous vivez très mal ces départs. Voyez plus grand. Ouvrez-vous aux autres et au monde. Participez à des groupes pour lesquels vous partagez les valeurs. Inscrivez-vous à une Association. Ne vivez pas en reclus, au risque de regretter, plus tard, de ne pas avoir assez exploré la vie.

  • Aucun courage

En vivant de manière normative, les êtres humains n’ont donc pas le courage de vivre leur propre vie. Une trop grande peur du rejet les oppresse. Et puisqu’ils comprennent bien ne pas avoir le courage nécessaire, ils se mettent à envier et à critiquer les personnes osant prendre un chemin différent du chemin normatif, laissant bien transparaître, de ce fait, leur frustration. Et bien souvent, ces personnes ne cessent de trouver d’innombrables excuses : “j’ai des enfants, je ne peux pas changer de vie. J’ai une maison, je ne peux plus faire tout ce que je veux. Je ne peux pas voyager, je n’ai pas assez d’argent” etc…

Normes sociales : comment se libérer de la pression sociale ?

  • Pratiquer l’acceptation et le lâcher-prise

Si vous avez décidé de stopper le conformisme afin de trouver votre individualité, vous subirez inévitablement du rejet et de la réprobation de la part des individus faisant partie de la norme dominante. L’intériorisation des normes est si puissante chez eux qu’ils ne remettent même pas une seconde celles-ci en question. Avec la transgression de la norme sociale, c’est le seul inconvénient que vous aurez, mais pas des moindres ! Vous ne pourrez en effet contourner ce rejet ou l’éviter. De ce fait, il y a lieu d’apprendre à accepter la stigmatisation et à lâcher-prise à cet égard. N’hésitez pas à aller consulter mon article sur ce sujet.

  • Pratiquer des techniques de relaxation

Pour vous aider à accepter les phénomènes sociaux négatifs survenant à votre égard des normes dominantes, n’hésitez pas à pratiquer des techniques de relaxation, telles que le yoga, la méditation, la sophrologie etc…A vous de voir quelle(s) méthode(s) vous correspond(ent). Il y a également lieu de travailler sur votre respiration pour retrouver le calme et prendre du recul instantanément. N’hésitez pas à aller consulter mon article à ce sujet.

Personnellement, afin de bien respirer, je pratique comme méthode la cohérence cardiaque. J’utilise pour m’y aider un petit appareil nommé Zenspire lequel, grâce à sa lumière et ses vibrations, régule ma respiration et de ce fait, me permet de respirer profondémment et surtout, correctement. Si ce produit vous intéresse, n’hésitez pas à cliquer sur le bouton ci-dessous. Et si vous passez commande, vous bénéficierez, grâce au code JL0620, d’une réduction de 10 %.

  • Apprendre à s’affirmer

N’est-il pas désagréable de devoir constamment se justifier auprès de nos pairs sur les choix que nous faisons dans la vie ? Il est grand tant d’exprimer haut et fort les normes et les valeurs qui sont les nôtres ! Pour cela, il convient de vous affirmer. C’est comme cela que vous gagnerez le respect des autres. J’ai rédigé un article spécialement sur ce sujet. Si vous souhaitez en savoir plus, c’est ici.

Et si souhaitez aller plus loin à ce sujet et donc, apprendre à vous affirmer, je vous conseille la formation de Jean LAVAL, coach en développement personnel que j’aime beaucoup. Il a d’ailleurs rédigé un livret gratuit afin de vous y aider. Que perdez-vous à le télécharger ? C’est juste ici :

  • Travailler sur le jugement des autres

Il est vrai que la socialisation est importante. Il est agréable d’entrer dans des groupes sociaux. Cependant, les relations sociales sont bien souvent compliquées de par les jugements de tout un chacun. Il est vrai que quand vous souhaitez devenir vous, le pouvoir de domination des autres s’avère très pesant. Vous serez forcément jugé. Et sachez que vous le serez même si vous êtes à 100 % dans les normes. Donc, mieux vaut être vous et vous libérer du jugement des autres. Le processus par lequel vous pouvez acquérir cette liberté est détaillé dans mon article que vous trouverez ici.

Et si vous souhaitez vraiment entamer un processus de libération concernant le regard des autres, je vous suggère le programme de Didier PENISSARD, coach et auteur dans le domaine du développement personnel. N’hésitez pas à aller y jeter un coup d’oeil en cliquant sur le bouton juste en-dessous : 

  • Cesser la comparaison sociale

Arrêtez d’avoir un groupe de référence. La comparaison sociale est inutile, car personne n’a le même parcours de vie. Vous ne devez vous comparer qu’à vous-même. Pour plus de renseignements sur la comparaison sociale, je vous invite à aller consulter mon article à ce sujet.

  • S’aimer

Comme dit précédemment, il n’y a pas besoin d’aller jusqu’à la rupture du lien social pour devenir authentique. Car les rapports sociaux sont tout de même un plus dans votre vie. Et puis, certains espaces de socialisation, comme les Associations, sont vraiment bénéfiques pour rendre le monde meilleur. Mais les valeurs et les normes qui sont les vôtres se doivent d’être respectées. Et surtout, par vous-même. Et le seul moyen dont vous disposez est de vous aimer. 

Il n’y a qu’en vous aimant que le rejet dont vous ferez quelquefois l’objet sera acceptable pour vous. Tout simplement parce que vous saurez que vous avez pris la bonne décision et que vous n’attendrez plus de recevoir de l’amour de l’extérieur pour vous en donner vous-même. Ce ne sont pas  les éléments extérieurs qui choisiront votre humeur. C’est vous, à partir de maintenant, qui prendrez vos responsabilités en décidant de vous sentir bien.