Sélectionner une page

Le lâcher-prise et l’acceptation sont des termes extrêmements employés de nos jours. On pourrait même penser qu’il s’agit d’une mode. Bon nombre de livres pullulent concernant ces sujets. Ces notions sont souvent confondues avec la pensée positive. Cependant, ce n’est pas du tout la même chose. Elles sont cependant vraiment primordiales si vous êtes atteint de troubles anxieux. 

Je vous expliquerai dans un premier temps en quoi consistent le lâcher-prise et l’acceptation, qui peuvent paraître flous pour la plupart d’entre nous. Nous verrons ensuite ensemble plus en détail des cas concrets où ceux-ci peuvent être appliqués. Nous verrons enfin pourquoi ils ne sont pas à confondre avec la pensée positive et pourquoi ils sont vraiment nécessaires à notre épanouissement personnel.

Je pense que tout le monde entend parler de ces termes de nos jours. Mais beaucoup de personnes les interprètent mal. Certaines confondent en effet lâcher-prise et acceptation avec résignation, abandon, voire même, échec. Or, ce n’est pas du tout le cas. Voilà pourquoi il est bon de définir ces mots.

Le lâcher-prise et l’acceptation sont plutôt un état d’esprit et de perception des choses. Et quand nous sommes anxieux, c’est bien notre perception des choses qui est exagérée ou erronée.

Vous savez d’ailleurs très bien que quand vous êtes anxieux, vous détestez justement ne pas connaître les résultats à l’avance. Vous souhaitez tout contrôler. Et justement, lâcher-prise et accepter les choses sont tout le contraire. C’est pourquoi il va vraiment falloir essayer de vous intéresser à ces notions.  

En gros, il s’agit d’accepter les situations et les évènements de la vie tels qu’ils se présentent, sans ruminer longuement dessus et en passant rapidement à autre chose afin de pouvoir avancer.

Il s’agit également d’apporter des actions concrètes sur ce que vous pouvez maîtriser.

En fait, le lâcher-prise et l’acceptation ne s’appliquent pas de la même manière par rapport à certains cas. Les principales situations que vous pouvez rencontrer vous sont expliquées dans la rubrique ci-dessous.

Musique Zen de relaxation et méditation, musiques Mp3 relaxation

Lâcher-prise et acceptation : cas concrets

– Exemple d’une situation où il y a lieu de pratiquer le lâcher-prise et l’acceptation :

SItuation : C’est vos vacances, enfin, ça y est ! Vous avez réservé une semaine à LA ROCHELLE. Le hic, c’est qu’il a plu toute la semaine. Ceci vous a empêché de profiter pleinement de vos vacances. Vous n’avez pas pu faire certaines activités et êtes limite plus déprimé qu’avant de partir. Vous auriez presque envie de rentrer chez vous. La seule semaine de l’année où vous pouvez vraiment en profiter, tout est gâché. Vous êtes dégoûté…

Pratique : C’est sur, c’est dommage. Mais à la limite, si vous désirez que le beau temps soit garanti, partez carrément dans un autre pays ! L’Ouest de la FRANCE, en effet, est toujours risqué niveau beau temps. Vous le saurez pour la prochaine fois. Et à ce que je sache, la pluie n’a jamais tué personne. C’est vrai que c’est dommage car pour aller à la plage ou à la mer, cela s’avère plus compliqué, en effet. Mais il y a tellement d’autres activités que vous pouvez faire ! Donc, il convient d’accepter la situation et de tout de même pratiquer les activités que vous avez prévues et ce, en faisant avec le temps. Comme ça, vous aurez tout de même décompressé et profité de vos vacances. Vous aurez déconnecté. 

Bilan : Dans ce cas concret, vu que vous ne pouvez agir sur le temps, il convient d’accepter celui-ci. A vous par contre d’agir pour pratiquer tout de même des activités. Lors de vos prochaines vacances, vous choisirez une autre destination. En changeant donc de perception, vous arriverez tout de même à passer d’agréables vacances.

– 2ème exemple (sur les personnes) :  

Situation : Je ne supporte plus mon frère. Il se mêle sans arrêt de ce qui ne le regarde pas. Il vient chez moi et se permet de déplacer des objets car, selon lui, ceux-ci sont mieux à telle place. Je le trouve envahissant, car il passe sans prévenir. Il veut contrôler ma vie. De plus, il se permet de faire des réflexions sur mon mode de vie. il pense avoir la science infuse et veut toujours avoir le dernier mot, avec ses leçons de moral. Je vais bien lui faire comprendre que ses comportements sont inacceptables et que c’est moi qui l’aurait, le dernier mot ! 

Pratique : Concernant le fait que celui-ci passe à l’improviste et se permet de toucher des choses dans votre maison, cela est inacceptable. C’est votre espace privé et dans ce cas, vous ne pouvez rester sans rien faire. A vous de lui dire les choses avec affirmation, sans le blesser, afin que cela cesse. Je ferai un article sur ce sujet. 

Concernant le fait de vous faire des remarques, malheureusement, vous ne pouvez pas y faire grand chose. Pour cela, je vous laisse aller voir mon article sur le jugement des autres. Vu que votre frère n’a pas la même façon de penser que vous, il sera porté à vous critiquer. A vous de lâcher-prise à ce sujet. Vous pouvez, par contre, lui préciser que vos remarques sont blessantes et qu’il pourrait, à l’avenir, les garder pour lui. Sauf si ses remarques sont constructives, bien évidemment. 

A ce sujet, je vous invite à découvrir le programme de Didier PENISSARD, coach, auteur et conférencier en développement personnel. Ledit programme vous aidera grandement à surmonter votre peur du jugement. C’est ici que ça se passe :

Bilan : Le lâcher-prise, dans ce cas, consiste à se dire que quoi que l’on fasse, on ne peut changer les gens. Comme eux ne pourront nous changer. A vous de changer de perception sur la critique humaine, laquelle est malheureusement universelle. Là où vous pouvez passer à l’action, c’est à partir du moment où la personne empiète sur votre vie privée et votre liberté en souhaitant diriger votre vie et même en vous faisant des remarques blessantes ouvertement. Dans ces cas-là, à vous de dire les choses avec affirmation.

Et pour apprendre à vous affirmer davantage, je vous conseille la formation de Jean LAVAL, coach en développement personnel que je trouve vraiment chouette. Il propose d’ailleurs un guide gratuit à ce sujet, n’hésitez donc pas à aller le télécharger : 

Lâcher-prise et acceptation : A ne pas confondre avec la pensée positive

Comme je l’ai précisé plus haut, certains confondent le lâcher-prise avec la pensée positive. Cependant, ce n’est pas du tout la même chose. La pensée positive est un autre courant de pensée. Celui de penser sans arrêt positivement, quelle que soit la situation. Toujours voir le verre à moitié plein plutôt qu’à moitié vide. Être constamment optimiste. Pratiquer de l’autosuggestion, telle que “tout va bien aller, il y a pire dans la vie, je vais réussir” etc…

Le lâcher-prise, quant à lui, prône le fait de ne pas essayer d’agir sur ce qui est hors de notre contrôle. Cela, vous l’aurez compris avec les exemples cités plus haut. Cependant, si  une situation tragique survient, telle que le décès d’un proche, par exemple, vous avez le droit d’être aux prises d’une profonde tristesse et ce, pendant tout le temps qui vous est nécessaire afin que vous puissiez remonter la pente. Vous avez donc le droit, avec le lâcher-prise, d’avoir des pensées négatives. 

Je ne suis pas trop fan de la notion de pensée positive. Il est vrai qu’il est bon de s’efforcer à voir le verre à moitié vide plutôt qu’à moitié plein, surtout pour de petites situations, telles que rater un bus, par exemple. Par contre, l’être humain est soumis aux émotions qui lui font du bien quand il est heureux et aux émotions qui lui font du mal quand il est malheureux. C’est plutôt humain. 

Se faire croire que tout va bien alors que c’est faux s’appelle du déni. Et ce n’est pas bon de refouler ses émotions. Il est donc judicieux d’exprimer vos émotions négatives et de vous donner le droit de ne pas toujours aller bien. Ce n’est pas un signe de faiblesse, bien au contraire. Celui qui vous dira que tout va toujours bien vous ment. Il veut juste jouer au fort. Après, vous n’êtes pas obligé de crier vos émotions négatives sur tous les toits. Vous pouvez déjà pleurer un bon coup, même seul. Le principal, c’est de ne pas vous faire croire que tout va toujours bien. C’est trop dangereux.

Donc, en gros, oui pour la pensée positive lors de situations de la vie courante, telles que des conflits, des problèmes d’horaires, des petites contrariétés matérielles etc… Et non à celle-ci quand vous avez vraiment besoin d’exprimer votre mal-être.

Lâcher-prise et acceptation : pourquoi est-il bon de pratiquer ceux-ci, d’autant plus lorsque l’on souffre de troubles anxieux ?

Le gros problème de l’anxieux, vous en conviendrez, c’est que celui-ci veut à tout prix tout contrôler, tout le temps. Pas forcément car il veut le pouvoir. C’est surtout que contrôler le rassure. Il pense qu’il peut agir sur tout, tout le temps. Il aime en général les vies routinières, bien rangées et sécurisantes. Les cas les plus extrêmes se retrouvent d’ailleurs dans les TOC. Comme quand la personne pense que toucher un objet de telle manière fera qu’il n’arrivera rien de grave à son enfant, par exemple. Donc, en cas d’imprévu, c’est la catastrophe. Surtout quand l’anxieux pensait contrôler la situation.

Avec le lâcher-prise, il va enfin prendre conscience qu’on ne peut malheureusement tout contrôler. Il arrivera à relativiser plus facilement, à moins se mettre en colère et ne paniquera plus en cas de petits pépins routiniers. Idem, il comprendra qu’il ne peut changer une personne et donc, la contrôler. Cela l’aidera à avoir moins de rancoeur à son égard, voire même, l’accepter telle qu’elle est et lui pardonner, si des blessures lui avaient été infligées.

Si vous comprenez que vous faire du soucis sur d’éventuels catastrophes ne changera rien et que vous essayez de passer à autre chose en profitant pleinement de l’instant présent, vous êtes devenu un adepte du lâcher-prise.

C’est pareil pour les symptômes de l’angoisse. Plus vous essayez de contrôler ceux-ci quand ils se présentent et plus ceux-ci vont s’aggraver. Forcément, vu que vous paniquez encore plus, en vous mettant la pression qu’il “ne faut pas” que cela s’aggrave. Tandis que si vous écoutez et ressentez les symptômes de votre corps, en les accueillant et en disant que de toute manière, ils passeront un moment donné, eh bien, ceux-ci vont effectivement disparaître beaucoup plus rapidement et vont sûrement être beaucoup moins difficiles à supporter ! 

De plus, en acceptant plus rapidement, par exemple, le décès d’un proche, en se disant que tout le monde y passera et que c’est comme cela et sans, bien entendu, contenir son chagrin, le deuil se fera plus rapidement et le risque de faire une dépression sera moindre. 

Conclusion

Lâcher-prise et accepter les évènements tels qu’ils se présentent est plus facile à dire qu’à faire. Notamment dans notre société actuelle prônant compétitivité, pouvoir, forte personnalité (se mettre en colère, être agressif) et donc, contrôle. Cela demande donc un entraînement considérable. 

Les choses à retenir principalement sont les suivantes : agir quand on le peut puis faire confiance à la vie pour la suite. Ou faire confiance en la vie tout court, du fait que nous n’avons aucune maîtrise sur la situation. Cela paraît simple, par vrai ? Mais pour l’être humain, c’est très compliqué. 

Et quand il s’agit d’une relation conflictuelle avec une autre personne, c’est également compliqué. Nous aurons en effet  facilement tendance à vouloir blesser l’autre autant que celui-ci nous a blessé. Nous avons plus souvent l’esprit de vengeance que de pardon. Il est difficile de lâcher-prise en se disant que nous ne pourrons changer la personne et en l’acceptant telle qu’elle est. S’affirmer quand il le faut, bien évidemment, mais pour le reste, ne pas essayer de changer l’autre et apprendre à pardonner. Je ferai d’ailleurs un article à ce sujet.

Vous le remarquerez donc, lâcher-prise et accepter est un travail quotidien. Cela vous demandera persévérance et courage. Quelquefois, vous rechuterez. Mais ce n’est pas grave. Car vous y arriverez !

Yoga