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Lorsque vous souffrez de troubles anxieux, vous subissez bien souvent une double peine : l’angoisse et la culpabilité d’être dans cet état. Il est important d’en parler, car angoisse et culpabilité permanente ne font pas bon ménage. En période de crise d’anxiété, vos proches ne comprennent pas et vous disent qu’un tout petit peu de volonté résoudra votre problème. Ils vous précisent que l’anxiété reste un choix et que vous pouvez vous réveiller un matin en prenant la décision de ne plus être anxieux et vous ne le serez plus. Vos proches vous pensent fragile. Avec ces discours, il est tout à fait normal de culpabiliser. Vous l’aurez compris, la culpabilité est la première chose à bannir pour aller mieux et avancer. Comment ne plus prendre à cœur les propos des autres ? Comment vous libérer de ce sentiment de culpabilité ?

La culpabilité est un sentiment qui va souvent de pair avec l’anxiété. Effectivement, tout le monde peut ressentir de l’anxiété, car c’est naturel. Mais concernant l’angoisse pathologique, elle ne touche que certains d’entre nous. 

Néanmoins, lorsqu’une personne souffre de trouble anxieux particulièrement invalidant, les personnes n’en souffrant pas ne comprennent pas. Il faut cependant comprendre que l’être humain est ainsi fait. Quand il ne comprend pas, il ne tolère pas. Par exemple, vous ne comprenez pas qu’une personne puisse avoir une véritable phobie des bananes, au point de hurler ou de pleurer quand elle en voit une ou doit en toucher une. Cette situation vous fait sourire et vous pensez que cet individu exagère. Vous commencez donc à avoir un tas de préjugés sur elle. D’autant plus si vous êtes une personne non anxieuse. 

Cependant, cette façon de réagir constitue l’expression de votre intolérance, car vous ne connaissez pas l’histoire de la personne et ne vous trouvez pas dans ses baskets. Si vous aviez vécu exactement la même existence qu’elle, nul doute que vous seriez comme elle. Il y a une forme d’égocentrisme de croire que vous, en ayant vécu sa vie, vous auriez beaucoup mieux géré la situation. 

La culpabilité a donc deux principales raisons d’exister. La première demeure la pression sociale qui fait bien comprendre à une personne qu’elle ne tolère pas notre état d’angoisse. La deuxième raison se trouve dans les blessures que vous avez acquises depuis l’enfance, comme, par exemple, la peur d’être abandonné.

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Angoisse et culpabilité permanente, un frein à l’épanouissement

 

Souffrir d’angoisses profondes n’est pas évident. La personne n’a pas choisi de se trouver dans cet état. D’autant qu’elle peut souvent être plus sujette au regard des autres. Donc, quand ils la jugent, la personne va se sentir encore plus mal. Elle va se mettre la pression, croyant qu’elle fait exprès de se comporter ainsi, d’après ce que ses semblables lui disent. Elle fera tout pour faire plaisir à son entourage et pour prouver qu’elle peut maîtriser sa panique. 

Cependant, plus on tente de contrôler l’anxiété et plus elle se renforcera. L’individu va donc se sentir encore plus mal et de fait, les autres le comprendront encore moins et la culpabilité s’aggravera. Vous voyez le cercle vicieux ? Bien entendu, la personne peut se décourager et ne plus avoir d’énergie pour affronter son anxiété. Ce qui peut l’amener à la dépression. 

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Les préjugés sur l’anxiété et les réponses à donner pour stopper la culpabilité

Je vais lister ici les principaux préjugés que les gens peuvent infliger à la personne angoissée. Bien évidemment, vous remarquerez que ces préjugés ne peuvent que dénigrer la personne souffrant d’angoisse diffuse et la faire culpabiliser. Je vous donnerai en dessous de chaque idée reçue ce que vous pouvez répondre à ces gens-là ou ce que vous devez vraiment retenir afin que ce genre de réflexions ne vous touche plus. De ce fait, votre culpabilité disparaîtra. Car tant que vous éprouverez de la culpabilité, vous ne pourrez guérir de votre angoisse constante.  

N° 1 : Les personnes anxieuses apparaissent faibles

Tout le monde peut souffrir un jour de troubles anxieux. Il suffit d’un évènement traumatique. Donc, la terre entière n’est peuplée que de personnes faibles ?

De plus, quand une personne vit une crise de panique, imaginez l’état dans lequel elle peut se trouver. Je ne souhaiterais même pas cette affection à mon pire ennemi ! Si la personne non anxieuse pouvait prendre votre corps dans ces moments, elle verrait qu’il faut avoir un courage exemplaire pour tout de même avancer. Se lever, aller au travail, vivre sa journée comme d’habitude, etc.

En effet, le cerveau ne fait pas la différence entre une peur réelle, telle qu’un tigre devant soi, ou une crainte irrationnelle. De fait, il considère les deux de la même manière et le principe combat/fuite s’applique pour les deux. C’est comme si, au final, vous choisissiez de combattre le félin. Est-ce une faiblesse ? 

L’anxiété peut donc venir d’une fragilité due à divers évènements de la vie. Mais il ne faut pas la confondre avec la faiblesse. La fragilité représente, en quelque sorte, le talon d’Achille de votre personnalité. Et sachez que tout le monde à des points faibles ! La faiblesse, au contraire, serait de demeurer dans cet état, sans demander d’aide, s’en complaire, rester chez soi, ne pas se remettre en question et ne pas chercher de moyens pour aller mieux.

Par contre, certaines fois, l’anxiété peut sembler trop puissante. Si vous ne vous trouvez pas dans un bon mood, vous pouvez choisir la fuite. Ce n’est pas honteux. C’est humain et cet évitement ne fait pas de vous une personne faible. L’important reste de s’en rendre compte et de travailler sur ce problème pour réussir, un jour, à le vaincre. 

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N° 2 : Il y a bien pire dans la vie que l’anxiété. Pourquoi se mettre dans cet état ?

L’anxiété n’est pas grave à la base, mais peut épuiser à la longue votre système immunitaire et faire apparaître des maladies plus ou moins graves. 

Donc, l’anxiété peut être considérée comme importante. Si la personne ne peut même plus sortir de chez elle, mener une existence normale et qu’elle sombre dans une dépression avec idées suicidaires, c’est assez sérieux vous ne trouvez pas ? 

Le souci, c’est que les individus voient les problèmes physiques, mais non mentaux. Le mental, c’est dans la tête pour eux. L’anxiété ne se voit pas, donc n’existe pas. Pourtant, le mental et le corps sont bien reliés. Il n’y a qu’à voir le nombre impressionnant de soucis physiologiques et somatiques que peut avoir un individu atteint d’anxiété. 

Il y a toujours pire que soit. Mais puisqu’il y a constamment pire, nous n’avons jamais le droit d’apparaître malheureux ou d’aller mal ? Je pense que tout le monde est triste de temps en temps, non ?

Imaginez la culpabilité qu’une personne peut ressentir, alors qu’elle n’arrive pas à s’en sortir avec ses troubles, quand vous lui dites : « tu as tout pour être heureux ». C’est vraiment atroce ! Cette phrase montre juste votre manque d’empathie et de tolérance à son égard et je vous souhaite de ne jamais connaître cet état ! Comment voulez-vous que celle-ci aille mieux en entendant vos propos ? Vous êtes clairement en train de lui dire qu’elle le fait exprès !

Personnellement, je me suis retrouvée certaines fois dans de tels états que si j’agissais réellement de la sorte pour me faire victimiser, je pense que je n’en serais pas arrivée là ! J’aurais trouvé des moyens faisant bien moins souffrir, c’est certain ! 

N° 3 : Tout est dans la tête. Alors un peu de volonté !

Avec cette phrase, vous insinuez que la personne fait exprès de se comporter ainsi et de subir et qu’un tout petit peu de volonté permettrait de résoudre le problème. Or, l’anxiété reste avant tout un tempérament acquis dès la naissance. Par rapport à l’éducation, à l’environnement et aux évènements de la vie, la personne pourra vivre normalement avec son anxiété ou au contraire, connaître de véritables troubles. 

Il s’agit donc déjà d’une personnalité. C’est comme si je disais à une personne égocentrique de se faire toute petite pour que l’on ne la remarque pas. Vous pensez qu’elle y arriverait ? 

Peut-être effectivement qu’à force de travailler sur son trouble, le narcissique ferait des efforts et parviendrait à exister autrement. Cependant, son tempérament demeurera toujours présent. C’est pareil pour le caractère anxieux. Vous pouvez œuvrer dessus afin que l’anxiété ne vous empêche pas de vivre pleinement. Par contre, vous resterez dans tous les cas plus anxieux ou inquiets qu’une personne n’ayant pas du tout ce type de personnalité.

D’autant plus que si ce n’est qu’une histoire de volonté, pourquoi bon nombre de personnes prennent des médicaments et que la plupart du temps, le traitement fonctionne ? De ce fait, il existe bien un dérèglement au niveau du cerveau, une sorte d’alarme ayant été déréglée, sonnant sans arrêt. 

 Si tout était une question de volonté dans la vie, tout le monde vivrait heureux, riche, en bonne santé, aimerait toujours son prochain. Ce serait l’univers des bisounours et il n’y aurait donc aucun problème dans ce monde. Cependant, c’est bien loin d’être le cas, non ?

 

N° 4 : L’anxiété reste un choix. Il faut juste décider de ne plus être anxieux

Donc, la personne a choisi de ressentir un mal-être et peut, en un claquement de doigts, décider d’aller mieux du jour au lendemain. J’imagine bien la culpabilité que vous devez éprouver si vous entendez ce genre de propos. 

L’être humain pense tout d’abord à lui, quoi qu’on en dise et souhaite avant tout sa survie et son bonheur. Il veut souffrir le moins possible. Pourquoi donc choisirait-il le sentiment d’angoisse, vu toute la souffrance qu’il peut lui infliger ?  

C’est comme si l’on disait à une personne atteinte du diabète : « il faut que tu choisisses de ne plus avoir cette maladie ». Effectivement, elle a peut-être provoqué cette maladie en s’alimentant mal, mais maintenant, peut-elle choisir d’en guérir ou doit-elle vivre avec au mieux ? 

C’est pareil pour l’anxiété. C’est un mélange de tempérament, d’environnement, d’éducation et d’un éventuel traumatisme qui ont rendu la personne anxieuse. Elle ne l’a pas choisie. Elle peut choisir de travailler sur ses peurs afin de les rendre supportables, mais ne sera jamais la personne la plus optimiste et casse-cou de l’univers.

Angoisse

Je vous ai donné les clés afin de ne pas tomber dans le schéma angoisse et culpabilité permanente. Ce n’est pas de votre faute si vous souffrez de troubles anxieux. La seule responsabilité que vous pouvez avoir maintenant est de travailler sur votre angoisse intense pour la rendre supportable et pouvoir mener une vie normale. Ne vous culpabilisez pas si vous n’y arrivez pas dans l’immédiat. Accomplissez tout ce que vous pouvez par rapport à l’énergie actuelle que vous avez. La guérison viendra petit à petit.

En ce qui concerne le regard de l’autre, il faudra apprendre à travailler sur votre éventuelle angoisse sociale pour faire fi de tous les jugements qui peuvent être émis à votre encontre. Essayez également de ne pas en vouloir aux autres. Ils ne savent pas. Donc, ils apparaissent intolérants. En effet, comme je l’ai déjà précisé, l’être humain est ainsi fait. Il juge tout et tout le monde, surtout si c’est un mode de fonctionnement différent du sien. Vous réagissez d’ailleurs de la même manière. On peut comprendre l’autre seulement si l’on vit la même chose. C’est le seul moyen. Dites-vous donc qu’une personne non anxieuse ne vous comprendra jamais. Il y a ainsi un grand travail d’acceptation à réaliser, car vous ne pourrez rien y changer.

Il y aura également un gros travail d’estime de vous à effectuer afin de cesser de vous sentir coupable à tout bout de champ.

Vous verrez qu’une fois la culpabilité effacée de votre vie, vous arriverez beaucoup mieux à travailler sur votre angoisse permanente. Quel sentiment de légèreté vous ressentirez !

Si vous aimez mon travail smile