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Qui n’a jamais entendu parler du burn-out ? C’est un terme qui revient régulièrement, notamment dans le monde du travail. Il s’agit d’un trouble créé par la société moderne hyper-compétitrice et matérialiste possédant comme principale valeur l’argent. Il lui faut donc un rendement et une productivité toujours plus grands. De plus, l’ère actuelle n’aide pas l’individu à trouver du travail facilement comme autrefois. Tout le monde peut être concerné par le surmenage professionnel, notamment les employés d’entreprises, mais aussi les patrons. Un matin, vous devez vous lever pour aller travailler, mais… vous n’y arrivez pas. Vous pensez de plus en plus à votre métier pendant votre temps libre et ressentez une boule au ventre. Vous rentrez du travail de plus en plus tard. Votre job vous rend malade ? Comment sortir du burn-out ?

Le burn-out peut toucher tous les domaines de la vie. On parle bien de burn-out parental. Cependant, dans cet article, nous nous attarderons plus particulièrement sur l’épuisement professionnel.

Les signes avant-coureurs du surmenage professionnel

Une personne salariée travaille dans un bureau. Si tout allait bien au début, elle voit bien que ses objectifs de travail se trouvent de plus en plus inatteignables et qu’elle n’arrive plus à se mettre à jour. Elle se sent submergée. Pour contrer ce problème, elle décide d’effectuer de plus en plus d’heures supplémentaires, fréquemment non rémunérées. De plus, elle ne parvient plus à trouver de soutien auprès de ses collègues, lesquels apparaissent d’humeur massacrante. Tout le monde commence à se tirer dans les pattes. Elle se distancie ainsi de ses collaborateurs afin de ne pas trop en souffrir. Et c’est pareil pour le patron, qui se trouve constamment dans un état d’esprit maussade, jamais satisfait et qui en met plein la figure à ses employés. Ils n’en font, d’après lui, jamais assez. 

Rien ne va plus dans son travail. Le travailleur comprend bien que le boss devient de plus en plus exigeant et que tout se transforme en course à la productivité. Il a cependant trop peur de se faire licencier s’il n’en fait pas assez. Il aimerait chercher un autre job, mais craint tomber sur pire que son poste actuel. Il sait qu’il est très difficile de trouver un emploi et commence à se sentir perdu. 

L’arrivée du burn-out

Peu à peu, un cercle vicieux s’installe. C’est le début du burn-out. Le salarié commence à s’apercevoir d’une baisse de ses performances. On peut commencer à le lui reprocher. Lui qui avait une vie normale jusqu’alors se rend compte qu’il ne parvient plus à se ressourcer en dehors du travail. Le soir, il n’arrive pas à se détendre et pense au travail. Son week-end en pâtit et enfin, ses vacances. Mais cet employé continue avec bravoure d’affronter son job, de « survivre » émotionnellement. Jusqu’au jour où… son corps lâche, soit par une intense et soudaine crise de panique, soit par une incapacité à se lever au réveil. Le burn-out s’est installé.

Les symptômes de l’épuisement professionnel

Afin que vous puissiez facilement savoir si vous êtes concerné par le burn-out, il convient de déceler rapidement les principaux symptômes pour pouvoir agir au plus vite.

Symptômes physiques

– Maladies de la peau (apparition de taches rouges, eczéma, etc.) ;

– Palpitations ; 

– Tensions musculaires pouvant provoquer des migraines, maux de ventre et de dos très difficiles à supporter, pouvant amener à une baisse de productivité.

Symptômes mentaux et émotionnels

– Troubles alimentaires (ne plus réussir à se nourrir ou au contraire, trop manger) ; 

– Prise de substances telles qu’alcool, médicaments, etc. pour essayer de se détendre ; 

– Troubles du sommeil (insomnies) ; 

– Troubles sexuels ; 

– Difficultés à réaliser des tâches simples ou quotidiennes dues au manque de concentration ; 

– Baisse des capacités de travail ;

– Pertes de mémoire ; 

– Indécision due à la faible estime de soi ; 

– Perte de confiance en soi ; 

– Pleurs ; 

– Fatigue physique anormale ; 

– Humeur maussade ; 

– Irritabilité ; 

– Angoisses, ruminations incessantes et idées noires pouvant aller parfois jusqu’au suicide ; 

– Absentéisme de plus en plus régulier.

Surmenage

Qui peut être concerné par le burn-out ?

Le burnout peut toucher tout le monde. Il faut dire que le contexte du travail d’aujourd’hui augmentent la probabilité de souffrir de ce problème. Normalement, si vous avez de bonnes conditions de travail, vous ne déclencherez pas de burn-out. Si vous occupez un emploi ardu ou inintéressant, vous pouvez compenser cette situation avec des collègues bienveillants et une bonne ambiance. Si vous n’avez cependant pas la chance d’avoir de bons collaborateurs, mais que vous êtes passionné par votre job, vous pourrez peut-être faire avec. Mais si vous ne détenez aucun des deux, attention au risque de burn-out. 

De plus, avoir un faible salaire et une grosse surcharge de travail peut empirer le problème. Certains patrons abusent de leurs salariés, les humilient afin d’oublier leur propre mal-être et ne les rémunèrent même pas de leurs heures supplémentaires. Ils demandent des objectifs à atteindre qu’ils savent eux-mêmes inatteignables. Si l’employé se sent malmené et dévalorisé en permanence, et ce, en étant tout le temps à 100 %, il n’arrivera plus à fonctionner sur le long terme. Il y a donc généralement un gros souci de management au sein de l’entreprise. Ce n’est ainsi bien souvent pas vous le problème, mais les conditions de travail.

Le comble, c’est que les personnes sujettes au burn-out sont habituellement les meilleurs employés et les plus endurants au stress à la base. Ils se donnent en général à fond dans leur job, sont responsables et les patrons savent qu’ils peuvent leur faire confiance. Mais ils sont aussi très critiques et perfectionnistes envers eux-mêmes. Ces traits de caractère peuvent représenter un atout, mais lors de conditions de travail déplorables, ils peuvent devenir un véritable handicap.  

Les préjugés sur le burn-out

On pense souvent à tort que le burn-out ne concerne que des cadres, ayant un bon salaire, mais une charge de travail considérable, travaillant quasiment jour et nuit. Cependant, même des salariés touchant le SMIC peuvent subir une pression insoutenable dans leur job, une très mauvaise ambiance et une charge énorme de travail. Le syndrome d’épuisement professionnel peut concerner tout le monde, ouvriers, cadres et patrons et tous les corps de métiers.

Il s’agit plutôt d’un état général de la société englobant piètre organisation, relations déplorables et trop grande quantité de travail voire même, poste inintéressant. En réalité, le point capital pouvant déclencher le burn-out reste sans aucun doute un management déplorable, voire inexistant. Car si bon management il y a, très peu de problèmes il y aura.

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Les autres troubles pouvant être confondus avec le burn-out

Il y a lieu de ne pas confondre le burn-out avec d’autres troubles pouvant lui être associés. En effet, un bon diagnostic équivaut à trouver plus rapidement une bonne piste de guérison.

La dépression

Certains confondent le burn-out avec la dépression. Bien que les symptômes peuvent sembler similaires, il ne s’agit pas du même trouble. Le burn-out concerne un domaine particulier, fréquemment le milieu professionnel. Par conséquent, dès que la personne arrivera à améliorer le domaine touché, elle ira directement mieux. 

La dépression, quant à elle, touche les domaines de la vie en général. C’est un mal-être plus profond, lequel doit être pris en charge rapidement. Après, il est vrai qu’un épuisement émotionnel non traité peut mener à la dépression, au vu de la grande fatigue psychique éprouvée et du stress chronique. C’est en effet la chronicité qui plongera la personne dans de mauvaises habitudes. Ces habitudes nocives impacteront d’abord son domaine, pour ensuite s’attaquer à tous les domaines de sa vie, ce qui pourra la rendre dépressive.

Le brown-out

Il y a également le brown out, assez proche du burn-out, mais pas tout à fait similaire. Il s’agit surtout d’un manque total de sens et d’intérêt pour son travail, conduisant la personne à se poser la question de son utilité au sein de l’entreprise. Le travail peut effectivement apparaître répétitif, mais aussi trop éloigné de ses valeurs personnelles. Cette personne ne parvient plus à vivre à l’encontre de ses valeurs. Elle ne veut pas vivre en ayant l’impression de perdre tout ce temps à se trouver inutile. Si elle n’entreprend aucune action curative, une dépression peut également commencer à s’installer.

Le bore-out

Le bore-out présente également des similarités avec ses pairs. Mais dans ce cas, il n’y aura généralement pas de stress, voire même, pas assez ! La personne n’a en effet pas assez de travail. Elle passe donc son temps à… regarder l’heure tourner. Et si vous avez déjà vécu cette situation, vous pouvez sûrement comprendre à quel point il peut être horrible de passer des journées entières ainsi. Bien évidemment également, si vous ne traitez pas ce mal-être, une dépression peut survenir.

Epuisement professionnel

Comment sortir du burn-out ?

Comme pour tout type de trouble, il existe des solutions pour se débarrasser de l’épuisement émotionnel. Il y aura des actions concrètes à réaliser, mais aussi un état d’esprit à acquérir.

La thérapie cognitivo-comportementale (TCC)

 

Les TCC sont les plus à même à vous aider à soigner ce problème. Le thérapeute va en effet vous donner des pistes pour voir l’existence autrement et modifier vos croyances négatives sur le travail et sur vous-même. Cette thérapie constituera un bon support pour vous permettre d’acquérir un meilleur état d’esprit et remonter la pente. Par contre, je ne pense pas qu’il soit nécessaire de coupler ladite thérapie avec des médicaments. En effet, comme précisé plus haut, si vous arrivez à gérer le domaine de votre vie qui ne vous satisfait pas, le burn-out et ses symptômes partiront d’eux-mêmes.

Posséder des à-côtés

Dans la vie, il vaut mieux ne pas tout miser sur un seul domaine, car s’il flanche, c’est tout votre être qui s’en trouve perturbé. Prenons une maman qui arrête de travailler, de voir du monde, de pratiquer des activités pour s’occuper pleinement de ses enfants. Elle est heureuse de mener cette existence qui ne tourne qu’autour de ses enfants. Seulement voilà, quand ils deviendront grands et feront leur vie, comment pensez-vous qu’elle réagira ? 

Ne misez donc pas tout sur un unique domaine même s’il vous apporte du bonheur. La vie demeure tellement imprévisible que si la situation changeait, vous seriez dévasté. Essayez de concilier travail, amour, amitié, activité, famille, etc. ainsi, si un plan de votre existence ne vous satisfait plus, en ayant du soutien et d’autres à-côtés tout aussi importants à vos yeux ou presque, vous remonterez la pente bien plus facilement. 

Changer de travail

Quand vous acceptez un poste, vous acceptez son environnement. C’est vous qui devez vous adapter à lui et pas l’inverse. Vous ne détenez donc que très peu de marge de manœuvre et de maîtrise sur votre lieu de travail. 

Par conséquent, si vos collègues apparaissent infects, vous ne pourrez rien y faire. Et si votre patron l’est, encore moins ! Et si vous trouvez votre job insupportable, c’est pareil. Ainsi, si vous ne vous sentez vraiment pas bien dans cet environnement, vous n’aurez d’autre choix que de changer de travail. 

Cependant, vous pouvez avoir trop peur des conséquences que ce changement pourrait avoir, car vous vous dites que l’herbe ne sera sans doute pas plus verte ailleurs. Vous pensez également que si vous ne convenez pas à votre nouvel emploi, vous risquez le licenciement. Vous appréhendez de ne plus pouvoir nourrir votre famille et de finir à la rue. 

Si vous avez de très mauvaises conditions de travail, il sera très difficile d’en trouver de pires ailleurs, non ? Et si c’est le cas, vous pourrez toujours rechercher un job autre part ou vous mettre en arrêt de travail pour le faire.

Dites-vous bien que vous ne nourrirez plus longtemps votre famille si vous continuez à tirer sur la corde. Le résultat sera que vous vous rendrez malade et que vous ne pourrez, à un moment donné, plus aller travailler. 

Alors, n’hésitez pas. Et ne pensez surtout pas au suicide. Aucune profession ne mérite que vous y laissiez votre vie ! Si vous vous sentez vraiment mal, mettez-vous en arrêt-maladie et allez consulter afin de déjà prendre plus de recul. Vous valez bien plus qu’un métier. Créez votre vie, intéressez-vous à d’autres domaines. L’existence est tellement vaste ! 

Le travail n’est pas fait pour tout le monde

Je pense que le travail n’est pas fait pour tout le monde. En effet, au travail, les gens se mettent en mode « mon côté le plus déplaisant ». Ils cachent leurs émotions, car émotions et productivité n’apparaissent pas compatibles pour une société. 

Il vaut donc mieux pour vous que tout se passe toujours bien dans votre vie ! Effectivement, vous avez beau être le meilleur élément de la boîte, si vous faites, un jour, une dépression, vous deviendrez pour eux le plus mauvais et vous pourrez dire au revoir à l’entreprise. 

Le côté robotisation ne va ainsi pas à tout le monde. Je pense d’ailleurs aux personnes hypersensibles. Car ceux n’ayant aucun mal à écraser l’autre et demeurant très compétitifs arriveront peut-être plus à vivre dans la société et encore, mieux vaut pour eux que tout aille bien dans leur vie ! 

Je crois donc que de plus en plus de personnes peinent à supporter l’univers du travail. Et c’est normal, car, qu’on le veuille ou non, l’être humain est constamment soumis à des émotions. Par conséquent, si vous pensez que vous n’avez pas l’impression que le travail soit fait pour vous, vous n’êtes pas le seul à le penser ainsi. Vous n’êtes pas faible ou anormal. 

 

À vous maintenant de passer à l’action et de changer d’état d’esprit afin de sortir du burn-out 

D’ailleurs, si vous souhaitez apprendre à gérer votre stress survenant du fait de la société actuelle, n’hésitez pas à aller consulter la formation de Cindy, coach et formatrice dans le domaine du développement personnel. Si cela vous intéresse, c’est juste ici :

(Si mon travail vous aide smile)