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La blessure de rejet fait partie des 5 blessures de l’âme que Lise Bourbeau, auteure de nombreux livres de développement personnel, a mises en avant. Il s’agit du fait de se sentir constamment repoussé ou mis à l’écart, dans tous les domaines : professionnel, amoureux, amical, et familial. Cette blessure survient fréquemment dans l’enfance, avec le parent du même sexe. L’enfant devenu adulte accuse son parent de ne pas avoir été un bon modèle pour lui. Le sentiment de rejet peut être fondé, mais aussi imaginaire. Vous adorez rester chez vous, car avez une vie intérieure très riche. Dès que vous vous trouvez dans un groupe d’amis, vous avez l’impression qu’ils ne font pas attention à vous. Vous avez la croyance profonde d’aimer plus vos proches qu’ils ne vous aiment. Vous pensez souffrir de cette blessure ? Comment reconnaître la blessure de rejet ?

La personne se sentant rejetée apprécie en général ne passer du temps qu’avec une seule personne à la fois, notamment dans le domaine amical. Non pas par égocentrisme, mais par peur de se sentir mise à l’écart. Par conséquent, elle évite au maximum de se trouver en groupe et déteste les chiffres impairs ! Par exemple, si elle se trouve à trois personnes, elle reste certaine que les deux autres vont bien plus accrocher, parler et rire ensemble. Elle est, d’après elle, forcément de trop. Le truc, c’est qu’en se conditionnant à se croire rejetée, c’est ce qu’il risque de se passer durant ce moment. En effet, elle va s’autoconditionner au rejet, en parlant peu, en restant discrète, etc. 

Ce sentiment de rejet transparaît dans de nombreux domaines de son existence. Elle a donc l’impression d’être constamment rejetée. C’est le principe du triangle de la vie que Lise Bourbeau développe dans ses livres. Je me rejette = je rejette les autres = les autres me rejettent. Tant que l’individu restera dans ce triangle, sa blessure va perdurer. 

Les rêves peuvent mettre une personne sur la voie lorsqu’elle souffre d’une blessure de l’âme. Pour ma part, je rêve très souvent de me trouver dans un groupe. À un moment donné, les personnes de ce groupe ne font plus du tout attention à moi. Ils partent sans moi, font comme si je n’existais pas, me méprisent, etc. Il s’agit clairement ici de ma blessure de rejet qui s’exprime à travers mes songes. 

2 — Un corps mince, voire maigre lorsque l’on se sent dénigré

Une personne en proie à la blessure de rejet apparaît souvent mince, voire maigre. Les autres peuvent même la penser anorexique. En réalité, plus la blessure de rejet est importante, plus la personne apparaît maigre. Elle peut d’ailleurs réellement souffrir d’anorexie. En outre, elle peut entretenir deux rapports avec la nourriture. Quand elle ressent de vives émotions négatives, elle peut tenter de les apaiser en mangeant énormément. Elle apprécie généralement le sucre. Et lorsqu’elle se sent vraiment mal, elle peut avoir l’appétit totalement coupé. 

Ses yeux apparaissent souvent cernés. Cet aspect mince et cerné qu’aura l’enfant va faire croire aux parents que leur bambin est fragile et ils auront donc tendance à le surprotéger. Cependant, bien que les parents pensent agir de la bonne façon, la surprotection parentale n’apporte rien de bon à l’enfant. En effet, en accomplissant tout à sa place, le petit ne se sent pas aimé, puisqu’il n’est pas accepté tel qu’il est. De plus, il éprouvera, à l’âge adulte, un sentiment fort : celui de se sentir incapable. 

La personne blessée a fréquemment des problèmes de peau, comme de l’acné, de l’eczéma, du psoriasis, etc. C’est une façon pour elle de dire aux autres : « regardez comme je suis repoussante, ne m’approchez pas. »

Cet individu croise souvent les jambes lorsqu’il est assis. Cette posture lui donne un sentiment de sécurité. 

3 — Un monde intérieur riche lorsque l’on se croit méprisé

L’individu rejeté va souvent se montrer discret dans un groupe. Certains peuvent même ne pas remarquer sa présence ! Cependant, à contrario, cette personne peut parler énormément afin de réguler son stress et pallier son besoin de reconnaissance. 

En général, une personne souffrant de cette blessure n’apprécie pas le monde dans lequel elle vit, lequel lui paraît inintéressant et hostile. Son sentiment de rejet l’empêche de se sentir à l’aise en société. Elle se croit en outre inadaptée socialement et anormale, car elle remarque que les autres personnes, contrairement à elle, vivent avec aisance dans ce monde. Pour se sentir bien, elle va ainsi se réfugier dans son univers intérieur. Elle possède une imagination débordante. Enfant, elle avait beaucoup d’amis imaginaires. Elle imagine de nombreux scénarios où elle est l’héroïne et où la vie apparaît magique, palpitante. Dans son univers, elle se sent en sécurité, puisqu’elle n’a de comptes à rendre à personne et ne ressent aucune pression sociale. 

Elle aime d’ailleurs le domaine spirituel qui l’attire grandement. Elle est généralement peu attachée aux biens matériels, car en s’y attachant, elle aurait trop peur de les perdre. 

Cette personne pense donc qu’elle se sent bien seule et qu’elle n’a pas besoin de ses pairs. Cet aspect de sa personnalité peut paraître, aux yeux de ses semblables, une force. Cependant, cet isolement reflète surtout une crainte des autres, et non une indépendance. Elle a plutôt un besoin absolu d’être aimée !

Mis a l’écart

4 — Angoisse et manque de confiance en soi dans la blessure de rejet

Les personnes souffrant de la blessure de rejet apparaissent généralement anxieuses et hypersensibles. En effet, une personne hypersensible est avant tout une personne hyperblessée, et la blessure de rejet reste la blessure la plus profonde. Le lien entre hypersensibilité et blessure de rejet est donc flagrant.

Ces individus ont souvent des troubles anxieux, comme le trouble de l’anxiété généralisée. Ils ont une peur terrible de décevoir les autres, car ils croient qu’en les décevant, ils pourront l’abandonner et la rejeter. Ils s’imaginent que déception = ne plus être aimé. 

Ces personnes adorent leur sécurité et craignent de prendre des risques. Par conséquent, elles se sentent frustrées et insatisfaites de leur existence. Elles se plaignent d’ailleurs beaucoup et pensent souvent à ce qui leur manque et non à ce qu’elles ont déjà. Les mêmes angoisses se répètent, puisqu’elles restent dans un schéma répétitif. 

Cette personne a en outre un grand manque de confiance en soi et d’estime de soi. Elle fait également peu confiance aux autres (nous en revenons au triangle de la vie). Elle culpabilise beaucoup et se remet sans cesse en cause. Cet individu se dévalorise énormément par rapport à ses semblables, qu’il trouve forcément meilleurs. 

Avec toutes ces pensées négatives, cette personne peut finir par tomber dans une dépression.

5 — Un immense besoin de reconnaissance lorsque l’on se sent repoussé

La personne se sentant rejetée a la certitude de ne pas être aimée autant qu’elle aime. Par conséquent, elle va tout faire pour obtenir la validation d’autrui. Elle va donc souvent cacher sa véritable personnalité, qu’elle pense inadéquate, pour faire croire aux autres qu’elle leur ressemble. En réalité, elle croit qu’être comprise = être aimé, alors que nous pouvons très bien aimer une personne même si elle n’a pas les goûts que nous où qu’elle apparaît originale. Elle s’imagine en fait que la seule façon d’exister est d’être reconnue par ses pairs. Elle aimerait être appréciée de tout le monde ! Cette personne demeure ainsi extrêmement dépendante des autres, mais puisqu’elle en a peur, elle les évite au maximum. Elle adopte donc une attitude très ambivalente. Pourquoi avoir autant peur de ses semblables ? Car elle craint fortement d’être critiquée et pour elle, être jugée = ne pas être aimée. Elle crée des raccourcis qui n’apparaissent pas judicieux pour elle. 

Cette personne blessée a également souvent tendance à s’occuper des besoins des autres avant de prendre soin d’elle-même. Elle se dit que si elle fait tout pour eux, ils n’oseront jamais la rejeter.

Cet individu inspire d’ailleurs au succès, à montrer à ses camarades qu’il a réussi. S’il peut devenir célèbre, c’est encore mieux ! Il pense qu’ainsi, ses semblables l’apprécieront. Enfin, cette personne peut aussi se victimiser pour attirer l’attention et pour pallier son besoin de reconnaissance et d’amour. 

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6 — Un perfectionnisme prononcé dans la blessure de rejet

Puisque la personne sujette à cette blessure a un besoin viscéral d’être aimée, elle tente donc de devenir parfaite. En effet, qui peut critiquer la perfection ? Le hic, c’est que la perfection n’existe pas. Par conséquent, en ne réussissant pas à l’atteindre, cette personne va encore plus se rejeter. 

Un individu en proie à cette blessure est d’ailleurs considéré comme un très bon élément à son travail, puisqu’il y est très investi, perfectionniste et productif. Il adore en outre travailler, car cette activité l’empêche de penser et de ruminer : il se sent dans l’instant présent en travaillant. 

Et puisqu’au travail, les autres nous apprécient seulement si l’on travaille bien, la personne blessée se sent aimée, raison de plus pour elle d’apprécier son job. Elle confond, en réalité l’être et le faire, vu qu’au travail, les autres ne l’aiment pas pour ce qu’elle est réellement, mais juste pour ce qu’elle fait. 

Si la perfection devient obsessionnelle, la personne peut commencer à développer des TOC (troubles obsessionnels compulsifs).

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7 — De l’autosabotage lorsque l’on se sent mis à l’écart

La personne souffrant de la blessure de rejet porte le masque social du fuyant. Ce qui veut dire que lorsqu’elle se croit rejetée, elle peut prendre les devants en rejetant la personne qui lui donne cette impression. Elle peut ainsi couper les ponts avec quelqu’un facilement. Si elle vit une belle relation, elle n’arrive pas à croire que quelqu’un l’aime et peut donc saboter ce lien. Nous en revenons donc au triangle de la vie je me rejette = je rejette les autres = les autres me rejettent. 

Quelquefois également, la personne se met tellement la pression pour ne pas décevoir qu’elle finit finalement par décevoir. Par exemple, si elle a peur de gâcher un repas de famille en ayant l’appétit coupé, il y a de fortes chances qu’elle n’ait vraiment pas d’appétit au moment du repas. 

8 — Tempérament colérique et blessure de rejet

Les personnes se sentant rejetées redoutent tellement la critique, puisqu’être critiquées, pour elles, signifie ne pas être aimées, qu’elles ont sans cesse l’impression d’être attaquées. Elles apparaissent ainsi souvent sur la défensive et peuvent faire preuve d’agressivité. Le fuyant, si calme habituellement, peut même avoir d’importants accès de colère lorsqu’il se fait juger, vu qu’il pense se faire rejeter. C’est notamment le cas si la blessure de trahison ou d’injustice cache sa blessure de rejet. Par conséquent, ces individus ont du mal à oublier les remarques faites à leur égard et apparaissent donc généralement rancuniers. Ils peuvent en outre commencer à développer un sentiment de haine si leur blessure est trop forte. 

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9 — Les maladies possibles lorsque l’on souffre de la blessure de rejet 

Lorsqu’une personne a la blessure de rejet, elle peut souffrir de différents maux, comme : 

 

  • les diarrhées, l’arythmie, les vomissements, symptômes dénotant une accélération de l’organisme et donc, de la panique et le rejet d’une situation. La personne utilise d’ailleurs souvent le terme « ça m’écœure » lorsqu’elle est déçue d’une situation ou de quelqu’un ; 
  • les allergies et problèmes respiratoires, de par une anxiété prononcée ; 
  • les vertiges et étourdissements lorsqu’elle se sent incapable de gérer une situation ; 
  • la phobie sociale ou l’agoraphobie, puisqu’elle a peur des autres ; 
  • les addictions comme l’alcool, qui agit, pour elle, comme un anxiolytique naturel. Elle adore généralement les jeux vidéos, puisqu’ils lui permettent de fuir la réalité.

 

Dans les cas les plus graves, si cette blessure est extrêmement forte, la personne peut développer : 

 

  • des troubles psychotiques, si elle se déteste tellement qu’elle souhaite devenir quelqu’un d’autre ; 
  • un cancer, souvent dû à un sentiment de rancune et de haine provenant d’une situation vécue dans l’isolement. 

 

La blessure de rejet reste la blessure la plus profonde, puisqu’elle touche directement notre être. De nombreuses personnes ne voient pas la différence entre la blessure de rejet et la blessure d’abandon. Lorsqu’une personne se sent abandonnée, c’est qu’un proche disparaît de son existence, mais pour une raison qui n’a rien à voir avec elle, comme un décès, par exemple. Quand une personne se sent rejetée, c’est que quelqu’un la repousse et ne la veut plus dans sa vie. Si vous pensez souffrir de cette blessure, sachez que vous pouvez en guérir. Je vous propose de découvrir ici les solutions que vous pouvez mettre en place pour vous libérer enfin de cette blessure.  

(Si mon travail vous aide smile)

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