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Les troubles anxieux ne sont pas que « dans la tête ». Ils sont considérés comme une maladie quand ils deviennent trop handicapants. Comme pour toute maladie, le médecin ou un psychiatre peut prescrire deux sortes de médicaments pour réduire l’anxiété : l’anxiolytique et l’antidépresseur. Vos troubles anxieux vous empêchent réellement de vivre une vie normale. Vous souhaitez prendre un traitement temporaire pour vous soulager, mais vous ne savez pas quel médicament choisir ? Quelle est la différence entre un anxiolytique et un antidépresseur ? 

Les anxiolytiques, nommés également benzodiazépines, sont conseillés pour ceux en proie à des troubles anxieux chroniques handicapants. Si les individus n’arrivent plus à vivre « normalement » à cause de leur anxiété, ils peuvent se tourner vers cette solution. Ils agissent comme des tranquillisants et peuvent aider en cas de crise de panique.

Inconvénients des anxiolytiques

Comme pour chaque médicament, les anxiolytiques peuvent déclencher des effets secondaires : somnolence (il est en effet déconseillé de prendre le volant), problèmes de concentration, vertiges, maux de tête, troubles de la libido, constipation, diarrhée, nausées, crampes, tremblements, etc. 

Le problème également, c’est que ces médicaments rendent souvent dépendant. Du coup, quand une personne souhaite arrêter le traitement, il peut y avoir des effets secondaires dus au sevrage très fort et elle peut se sentir encore plus anxieuse qu’avant.

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Mon avis sur les anxiolytiques

Pour ma part, je ne pense pas que ce médicament guérisse quoi que ce soit. En effet, il s’agit juste d’un tranquillisant que vous pouvez prendre si vraiment une crise d’angoisse aiguë arrive. Cependant, vous n’avez pas besoin d’un traitement pour soulager une attaque de panique. Vous pouvez pratiquer des techniques de respiration, qui font l’objet d’un article de ce blog. 

De plus, je connais des personnes pour qui la prise de ces comprimés peut provoquer l’effet inverse : au lieu de les calmer, ils angoissent terriblement, car elles se sentent complètement déconnectées de la réalité quand elles en prennent un.

Ces médicaments ont également pas mal d’effets indésirables, dont notamment la somnolence. Prendre le volant sera alors à éviter et vous pouvez vous sentir très mou pour réaliser vos activités quotidiennes. 

Essayez aussi de ne pas en faire une habitude. En effet, l’accoutumance à ce genre de médicaments arrive vite et il ne faudrait pas que votre corps en réclame à chaque coucher.

Ce n’est donc pas ce médicament qui vous guérira. Vous pouvez être sûrs que quand ses effets positifs se seront dissipés, vos troubles reviendront, car, comme d’habitude, il n’y aura que la forme de soignée et non le fond.

En fait, les anxiolytiques peuvent être comparés à de l’alcool : vous êtes stressé, vous buvez un coup, vous voyez les choses sans stress, de manière positive, vous apparaissez joyeux et le lendemain, vous avez de nouveau votre personnalité anxieuse. Eh, oui, l’alcool ne soigne pas non plus sur le long terme… C’est un peu comme une fuite.

Medicament

Informations sur les antidépresseurs

Non, les antidépresseurs ne sont pas destinés qu’aux dépressions, contrairement à ce que l’on peut penser. Ils peuvent se trouver très utiles dans le cadre de troubles anxieux invalidants. IIs sont très souvent prescrits pour les TOC. En effet, la personne n’a quelquefois pas la force de réaliser l’exercice. Ce médicament lui servira donc de béquille afin de lui permettre d’avoir le courage de le réaliser.

Inconvénients des antidépresseurs   

Comme tout médicament de ce genre, les antidépresseurs peuvent déclencher bon nombre d’effets secondaires, notamment en début de traitement et à son arrêt ou à sa diminution : sécheresse de la bouche, difficultés sexuelles, prise ou perte de poids, baisse de tension, anxiété accrue, constipation, somnolence ou au contraire, excitation, etc. De plus, attention également quand vous prenez le volant ! 

Quand les manifestations anxieuses apparaissent trop importantes, des anxiolytiques sont souvent prescrits en complément des antidépresseurs en attendant que les symptômes se stabilisent. 

En gros, les symptômes du début peuvent rendre l’individu encore plus mal qu’il ne l’était. D’autre part, il est compliqué de savoir à l’avance quel médicament sera adapté pour telle personne. Il faut donc tester, ou diminuer la dose, attendre un peu pour voir si l’état se stabilise. Sinon, si les symptômes sont trop importants, diminuer la dose ou changer de traitement et ainsi de suite, jusqu’à trouver celui qui convient.

Enfin, comme dit précédemment, le sevrage peut apparaître très difficile et certaines personnes gardent le traitement à vie, car n’arrivent plus à vivre sans. 

Mon avis sur les antidépresseurs

Avant toute prise de traitement, il faut bien réfléchir. Je pense qu’il convient d’y songer en dernier recours, si la personne ne parvient plus à agir, n’a plus du tout de volonté (dépression) ou que ses troubles obsessionnels compulsifs sont si invalidants qu’elle n’arrive même plus à sortir de chez elle. Dans ces cas, bien évidemment qu’il est préférable d’en prendre plutôt que de rester inactif et plein de désespoir. 

Par contre, il est préférable d’aller voir un psychiatre plutôt qu’un médecin généraliste pour vous les faire prescrire. Pour le psychiatre, c’est son métier, il connaît ces médicaments par cœur et a plus de chances de trouver celui qui vous conviendra le mieux directement. Surtout, le suivi reste très régulier et dès que vous n’allez pas bien, il pourra modifier le traitement. 

Le médecin généraliste peut vous en prescrire, bien sûr, mais la surveillance ne demeurera pas la même. En effet, la personne peut se retrouver du jour au lendemain sans antidépresseur après 3 mois de traitement, vu elle pensera aller mieux et n’ira plus voir son docteur, ce qui est bien évidemment très dangereux. Un arrêt brutal est vivement déconseillé lors de la prise d’antidépresseur, car les symptômes de sevrage peuvent vraiment être très difficiles à supporter.

De plus, je ne suis pas sûre qu’en prendre fasse que l’individu règle ses soucis. Il n’y a qu’à aller faire un tour sur des forums de santé pour y remarquer des personnes en proie à la dépression ou à des angoisses terribles, prenant déjà des antidépresseurs. 

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Informations sur les somnifères, différents d’un anxiolytique et d’un antidépresseur

Si vous vivez vraiment une période stressante et que vous souffrez d’insomnie, pourquoi ne pas en prendre ? Le sommeil reste en effet très important.

Par contre, idem que pour les anxiolytiques et les antidépresseurs, cette prise ne doit demeurer que temporairement. Sinon, l’accoutumance sera de mise et la personne se pensera incapable de s’endormir sans médicament.

Préjugés sur la prise d’anxiolytique et d’antidépresseur

Il y a toujours dans l’entourage un super-héros tenant ce style de propos : « les antidépresseurs/anxiolytiques ? C’est pour les faibles ! Moi je suis fort, je ne prendrai jamais une pilule ! »

Mais s’il venait à perdre tout ce qui compte pour lui sur cette terre, j’éprouve un gros doute sur sa capacité à tout gérer sans médicaments. Pour moi, il s’agit de fierté mal placée, vous ne devez pas écouter ce genre de discours culpabilisant. 

Il convient en effet différencier la fragilité et la faiblesse : l’éducation, l’environnement, un traumatisme, etc. peuvent rendre une personne fragile, c’est vrai. Il faut apprendre à accepter cette différence. 

Cependant, les personnes fragiles qui vont de l’avant constamment en dépit de leur grande souffrance apparaissent beaucoup plus fortes pour moi que les individus sans aucun problème psychologique. Elles prouvent que malgré leurs fragilités, elles sont vaillantes, braves et courageuses, bien plus que bon nombre de personnes !

Une personne faible, quant à elle, peut être fragile, ou non d’ailleurs ! Mais elle n’ose rien entreprendre, ne passe pas à l’action, reste dans ses habitudes, souhaite se fondre dans la masse pour être comme les autres… ne se permet pas d’exprimer sa véritable personnalité, ses vrais besoins, de peur d’être rejetée… Vous voyez la différence entre la faiblesse et la fragilité ?

Bequille

Ce que je veux dire, c’est qu’il ne faut absolument pas vous culpabiliser de prendre des médicaments si vous en ressentez la nécessité. Prendre un traitement ne fait pas de vous une personne faible ! Les personnes prétendument solides se réfugient souvent dans l’alcool, pourquoi d’après vous ? Pourquoi ne peuvent-elles pas s’empêcher de boire leur verre journalier, ou leur apéritif le week-end ? Pourquoi en ont-elles besoin pour se détendre si elles sont si fortes qu’elles le prétendent ? Croyez-vous qu’elles soient juste accros au goût de l’alcool ? Méfiez-vous des apparences. La vraie personne forte n’a pas besoin de le prouver aux autres déjà. Il ne faut pas oublier que la boisson représente aussi une drogue légale, comme les médicaments.

C’est comme si vous diriez à une personne diabétique : « la honte, tu dois prendre de l’insuline, ton pancréas n’est même pas capable d’accomplir le travail, tu es très faible ». Cette phrase n’a pas de sens, pas vrai ?

J’espère que vous avez pu comprendre quelle est la différence entre un anxiolytique et un antidépresseur. Retenez bien que ces médicaments ont des avantages comme des inconvénients et que surtout, en prendre ne signifie aucunement que vous êtes quelqu’un faible. Si vous sentez vraiment que vous n’arrivez plus à fonctionner normalement, mieux vaut en prendre sur une durée limitée. Vous arriverez ainsi à reprendre du poil de la bête et pourrez continuer ensuite à emprunter le chemin du développement personnel en toute sérénité.

 

(Si vous souhaitez soutenir mon travail smile)

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