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Les troubles anxieux ne sont pas que “dans la tête”. On peut les considérer comme une maladie quand ceux-ci deviennent trop handicapants. Comme toutes maladies, le Médecin ou un Psychiatre peut prescrire dans ce cas deux sortes de médicaments pour soulager l’anxiété : les antidépresseurs et les anxiolytiques. 

Je vais donc dans cet article faire un petit topo sur ces deux médicaments, expliquer le rôle de chacun d’eux, leurs différences et donner mon avis sur le fait de prendre ces médicaments ou non.

Les anxiolytiques sont conseillés pour ceux ayant des troubles anxieux chroniques handicapants. Si les individus n’arrivent plus à vivre “normalement” à cause de leur anxiété, ils peuvent se tourner sur cette solution. Ils agissent comme des tranquillisants et peuvent aider en cas de crise de panique.

Anxiolytiques : inconvénients

Comme chaque médicament, les anxiolytiques peuvent déclencher des effets secondaires : somnolence (il est en effet pour certains déconseillé de prendre le volant), problèmes de concentration, vertiges, maux de tête, troubles de la libibo, constipation, diahrrée, nausées, crampes, tremblements…)

Le problème également, c’est que ces médicaments rendent souvent dépendants. Du coup, quand une personne souhaite arrêter le traitement, il peut y avoir des effets secondaires dûs au sevrage très forts et elle peut se sentir encore plus anxieuse qu’avant.

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Anxiolytiques : mon avis

Pour ma part, je ne pense pas que prendre ce médicament ne guérisse quoi que ce soit. En effet, il s’agit juste d’un tranquillisant que nous pouvons prendre si vraiment une crise d’angoisse aigüe arrive. Cependant, nous n’avons pas besoin d’un médicament pour soulager une crise d’angoisse ! Nous pouvons pratiquer la technique de respiration qui fait l’objet d’un article de ce blog. 

Il faut bien se dire que même si l’on pense mourir pendant une crise d’angoisse, il n’est n’est rien : même si les sensations ressenties sont réelles, nous n’avons pas besoin d’un médicament pour les soulager. Avec un peu d’entraînement, vous pouvez clairement soulager une crise d’angoisse seul.

De plus, je connais même des personnes à qui cela fait tout l’effet inverse : au lieu de les calmer, cela les angoisse terriblement, car elles se sentent complètement déconnectées de la réalité quand elles en prennent un.

Ces médicaments ont également pas mal d’effets indésirables, dont notamment la somnolence. Prendre le volant sera donc à éviter et vous pouvez être très mou pour réaliser vos activités quotidiennes. 

Si vous n’arrivez pas à dormir, vous pouvez avoir la tentation d’en prendre un, ce qui a généralement pour effet de rendre somnolent donc, au moment du coucher, cela peut s’avérer utile. Cependant, essayez de ne pas en faire une habitude. L’accoutumance à ce genre de médicaments arrive vite et il ne faudrait pas que votre corps en réclame à chaque coucher.

La dépendance est en effet un gros risque. De plus, en arrêtant, il y a très souvent des effets indésirables très handicapants, ce qui peut vous donner envie de reprendre le traitement et ainsi de suite … 

Vous penserez peut-être que vous ne pouvez plus faire sans. 

En gros, je pense donc que les anxiolytiques peuvent avoir un effet tranquillisant (et encore, tout dépend de votre personnalité, ce n’est pas toujours le cas, bien au contraire), mais que, si vraiment vous souhaitez en prendre, essayer s’il vous plaît de ne le faire que de manière temporaire, voire même occasionnellement.

Comme je l’ai déjà précisé dans d’autres articles, ce n’est pas ce médicament qui vous guérira. Vous pouvez être sûrs que quand ses effets positifs se seront dissipés, vos troubles reviendront, car, comme d’habitude, il n’y aura que la forme de soignée et non le fond.

En fait, les anxiolytiques peuvent être comparés à de l’alcool : vous êtes stressé, vous buvez un coup, vous voyez les choses sans stress, de manière positive, vous êtes joyeux et le lendemain, vous avez de nouveau votre personnalité anxieuse. Eh, oui, l’alcool ne soigne pas non plus sur le long terme … C’est un peu comme une fuite.

D’ailleurs, en ce qui concerne les addictions, Jean LAVAL, coach que j’apprécie, a créé une formation pour pouvoir se libérer de celles-ci. D’ailleurs, il propose même un guide gratuit. Alors, pourquoi ne pas y aller jeter un oeil ? 

Antidépresseurs : définition

Non, les antidépresseurs ne sont pas destinés qu’aux dépressions, contrairement à ce que l’on peut penser. Ils peuvent être très utiles dans le cadre de troubles anxieux invalidants. IIs sont très souvent prescrits pour les TOC. En effet, la personne n’a quelquefois pas la force de faire l’exercice. Ce médicament lui servira donc de béquille afin de lui permettre d’avoir le courage de le réaliser.

Antidépresseurs : inconvénients 

Comme tous médicaments de ce genre, les antidépresseurs peuvent déclencher bon nombre d’effets secondaires, notamment en début de prise de traitement et à l’arrêt de celui-ci (ou à sa diminution) : sécheresse de la bouche, difficultés sexuelles, prise ou perte de poids, baisse de tension, anxiété accrue, constipation, somnolence ou au contraire, excitation … De plus, attention également quand vous prenez le volant ! Cela est parfois déconseillé. 

Quand les effets anxieux sont trop importants, une prise d’anxiolytique est souvent prescrite en complément des antidépresseurs en attendant que les symptômes se stabilisent. 

En gros, les symptômes du début peuvent rendre l’individu encore plus mal qu’il ne l’était. De plus, il est compliqué de savoir à l’avance quel médicament sera adapté pour telle personne. Il faut donc tester, ou diminuer la dose, attendre un peu pour voir si cela se stabilise. Sinon, si les symptômes sont trop importants, diminuer la dose ou changer de traitement et ainsi de suite, jusqu’à trouver celui qui convient.

Enfin, comme dit précédemment, le sevrage peut être très compliqué et certaines personnes gardent le traitement à vie car n’arrivent plus à vivre sans. 

Antidépresseurs : mon avis

Je ne jette pas la pierre à ce genre de médicaments. C’est juste qu’avant toute prise de traitement, il faut vraiment bien réfléchir car le risque de dépendance est énorme. Je pense qu’il faut vraiment en prendre en dernier recours, si la personne n’arrive même plus agir, n’a plus du tout de volonté (dépression) ou que ses TOC sont si invalidants qu’elle n’arrive même plus à sortir de chez elle, à jouir de la vie pleinement. Dans ces cas, bien évidemment qu’il vaut mieux en prendre que rester inactif et plein de désespoir. 

Par contre, mieux vaut aller directement voir un Psychiatre qu’un Médecin généraliste pour se les faire prescrire. Pour le Psychiatre, c’est son métier, il connaît ces médicaments par coeur et a plus de chances de trouver celui qui vous conviendra le mieux directement. Surtout, le suivi est très régulier et dès que cela ne va pas, il modifiera le traitement. C’est un professionnel en la matière, il est donc à préférer. 

Le Médecin généraliste peut vous en prescrire, bien sûr, mais le suivi ne sera pas le même. Il n’y aura d’ailleurs très souvent pas de suivi du tout. De ce fait, la personne se retrouvera du jour au lendemain sans antidépresseur après 3 mois de traitement, car elle pensera aller mieux et n’ira plus voir son Médecin, ce qui est bien évidemment très dangereux. Un arrêt brutal est vivement déconseillé lors de la prise d’antidépresseur car les symptômes de sevrage peuvent vraiment être très difficiles à supporter. Ces médicaments ne sont pas à prendre à la légère.

De plus, je ne suis pas sûre qu’en prendre fasse que la personne règle ses soucis. C’est pour cela que l’on retrouve souvent sur des forums de santé des personnes en proie à la dépression ou à des angoisses terribles, prenant déjà des antidépresseurs. Cela prouve bien que le médicament ne règle pas le problème de fond. 

De plus, on dit que les antidépresseurs changent la personnalité. Je pense que c’est vrai. Ce traitement change le cerveau, du moins, à long terme, si le traitement dure plus qu’il ne le devrait. Il s’agit d’une drogue légale en réalité, un peu comme l’alcool. 

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Somnifères : que devons-nous en penser ?

Eh bien, la même chose. Si nous avons vraiment une période stressante ou nous n’arrivons pas à dormir, pourquoi ne pas en prendre ? Le sommeil est en effet très important.

Par contre, idem que ci-dessus, cela ne doit être que temporaire. Sinon, l’accoutumance sera de mise et la personne se pensera incapable de s’endormir sans médicament.

Antidépresseurs et anxiolytiques : ôter les préjugés, vous n’êtes pas faible ! 

Je ne sais pas si vous l’avez déjà entendu de votre côté, mais je pense que si. Il y a toujours dans notre entourage un super-héro prétendant ceci : “les antidépresseurs/anxiolytiques ? C’est pour les faibles ! Moi je suis fort, je ne prendrai jamais ce genre de trucs !” 

Ce que je réponds à ce genre d’individus, c’est que nous ne sommes jamais sûrs de rien. Si celui-ci venait à perdre tout ce qui compte pour lui sur cette terre, j’éprouve un gros doute sur sa capacité à tout gérer sans médicament. Pour moi, il s’agit de fierté mal placée, vous ne devez pas écouter ce genre de discours culpabilisant. C’est comme si vous valiez moins que cette personne, alors que finalement, nous sommes tous humains, non ? 

La plupart du temps, les personnes se sentant les plus fortes ne le sont pas autant qu’elle ne le prétendent et celles se sentant fragiles peuvent réaliser de plus grandes choses encore.

Il faut en effet différencier la fragilité et la faiblesse : On peut être en effet fragile, je ne dis pas le contraire. Notre éducation, notre environnement, nos traumatismes etc … peuvent nous rendre fragiles. C’est comme ça, on n’y peut rien. Il faut apprendre à l’accepter, accepter cette différence. 

Pourtant, les personnes fragiles qui vont de l’avant constamment malgré leur grande souffrance sont beaucoup plus fortes pour moi que les personnes sans aucun problème psychologique. Cela prouve que malgré vos fragilités, vous êtes vaillant, brave et courageux, bien plus que bon nombre de personnes !

Une personne faible, quant à elle, peut être fragile, ou non d’ailleurs ! Mais elle n’ose rien entreprendre, ne passe pas à l’action, reste dans ses habitudes, souhaite se fondre dans la masse pour être comme les autres…n’ose pas exprimer sa véritable personnalité, ses vrais besoins, de peur d’être rejetée...Vous voyez la différence entre la faiblesse et la  fragilité ?

Antidépresseurs et anxiolytiques : conclusion

On ne choisit pas d’être fragile. On choisit par contre d’être faible. Et ceux qui se pensent forts sont souvent faibles. Un rien peut les ébranler en deux en trois mouvements.

Ce que je veux dire, c’est qu’il ne faut absolument pas vous culpabiliser de prendre des médicaments si vous en avez besoin ! Cela ne fait pas de vous une personne faible ! Les personnes prétendument fortes se réfugient souvent dans l’alcool, pourquoi d’après vous ? Pourquoi ne peuvent-elles s’empêcher de boire leur verre journalier, ou leur apéritif le week-end ? Pourquoi en ont-elles besoin pour se détendre si elles sont si fortes que cela ? Croyez-vous qu’elles soient juste accros au goût de l’alcool ? Méfiez-vous des apparences. La vraie personne forte n’a pas besoin de le prouver aux autres déjà … Il ne faut pas oublier que l’alcool est aussi une drogue légale, comme les médicaments … 

Pour moi, prendre un médicament si ça ne va pas est un signe de courage. Cela prouve que l’on veut s’en sortir. C’est comme si vous diriez à une personne diabétique : “la honte, tu dois prendre de l’insuline, ton pancréas n’est même pas capable de faire le travail, tu es vraiment faible”. Cela n’a pas de sens, pas vrai ?

Le problème dans notre société actuelle, c’est que l’on soigne le corps, mais pas l’esprit. Quand une personne a un problème psychique, on la qualifie tout de suite de faible, alors qu’une personne malade physiquement est considérée comme malchanceuse, mais non faible. Espérons que dans un avenir lointain corps et esprit seront traités concomitamment. Cela commence d’ailleurs à se pratiquer avec les médecines alternatives.

 

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