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Les addictions peuvent facilement arriver dans la vie d’une personne, contrairement à ce que l’on peut penser. Bon nombre d’individus peuvent y être sujets à un moment de leur vie. Cela peut nuire considérablement au mode de fonctionnement de ceux-ci et peut avoir une répercussion sur leurs proches. Il peut y avoir des addictions plus ou moins importantes, c’est vrai. Mails il existe heureusement des moyens pour s’en sortir. Si on le veut bien, bien sûr.

Dans un premier temps, je vous ferai un petit topo sur les addictions. Je vous en citerai également les principales, pour ensuite vous expliquer les mécanismes venant à faire apparaître celles-ci et surtout, à les entretenir. Je vous donnerai enfin des pistes pour venir à bout de vos problèmes.

Il s’agit d’une habitude, généralement nocive, qui prend de plus en plus de place dans la vie d’un individu. Bien souvent, cela se fait naturellement, à son insu, sans que celui-ci en ait véritablement conscience. C’est d’ailleurs souvent les proches qui peuvent commencer à s’apercevoir que quelque chose ne va pas. 

L’addiction peut être plus ou moins prononcée et donc plus ou moins impacter la vie de la personne, voire même, de ses proches. Vous verrez effectivement plus bas qu’il y a des addictions plus acceptables par la société et qui sont donc plus difficiles à défaire, car elles deviennent limite la norme. D’autres sont plus honteuses et la personne peut donc être plus sujette à la culpabilité et la honte, ce qui peut la mener à l’isolement et même à la dépression. 

Certaines addictions ont donc l’air d’être plus graves que d’autres, du fait qu’elle soient acceptées ou non par la norme sociale. Cependant, elles sont, pour moi, tout aussi graves les unes que les autres et doivent être rapidement traitées. D’ailleurs, certaines dépendances que la personne pense honteuses pourront même être plus facilement soignées, étant donné qu’elles seront prises en charge. Pour celles étant mieux acceptées, il y aura souvent concomitamment un faible insight (faible prise de conscience) qui fera que la personne restera souvent comme elle est. 

Vous n’êtes pas faible 

Mettez-vous d’ailleurs également une chose en tête. Ce n’est pas parce que vous souffrez d’une ou plusieurs dépendance(s) que vous êtes quelqu’un de faible. C’est complètement faux. C’est plutôt souvent une habitude prise à un certain moment de votre vie où vous étiez plus vulnérable ou où vous vouliez faire comme tout le monde. Cette habitude a été prise par votre cerveau et de fait, vous pensez que vous ne pouvez plus vivre sans. Et dites-vous bien que cela peut arriver à absolument tout le monde d’avoir des addictions. Il n’y a donc pas les gens forts d’un côté et les faibles de l’autre. 

Addictions : les principaux types de dépendances 

Celles bien acceptées par la société

– La cigarette

Je tiens à en parler en premier car la cigarette et pour moi l’addiction la plus populaire. En effet, combien de personnes de votre entourage fument, malgré le fait de dépenser beaucoup d’argent à cet égard et que figurent sur les paquets des images terribles et des phrases telles que “fumer tue” ? 

Souvent, la personne commence à fumer à l’adolescence, pour faire comme tout le monde ou car elle n’a pas confiance en elle. De là s’installe une habitude néfaste faisant qu’elle se croit  obligée de prendre une pause toutes les heures pour fumer, ou de fumer encore plus activement dès qu’elle se sent stressée etc…comme si cela était devenu un handicap.

Etant donné que bon nombre de personnes fument, cette addiction est donc bien tolérée et la personne ne se sent pas rejetée, au contraire. La cigarette rend les soirées plus conviviales, elle détend etc…certains trouvent même cela classe. Elle est une drogue légale. 

De ce fait et du fait d’une prise de conscience très faible, car, elle sait en effet que fumer n’est pas bon pour la santé et qu’elle pourrait dépenser son argent autrement, la personne continue donc d’être dépendante sans trop se poser de questions.. Certaines essayent très fréquemment d’arrêter mais, comme le fond du problème n’est pas traité, l’addiction revient, plus forte encore, dès que la routine s’installe à nouveau ou qu’une pointe de stress fait son apparition. Cela explique donc les rechutes dans presque tous les cas. Il est bien rare qu’une personne n’y touche plus jamais.

– Les achats compulsifs 

Dès qu’une personne se sent mal ou souhaite se récompenser, elle peut le faire de cette manière : en achetant sans arrêt ce qui n’est pas nécessaire pour elle. De ce fait, elle craquera à la moindre pub apparaissant sur son portable et sera heureuse de son achat. Malheureusement, ce bonheur sera de courte durée et elle sera obligée de recommencer  encore et encore. Ses comptes bancaires peuvent clairement en pâtir et dans les cas les plus maladifs, celle-ci peut vraiment finir par s’endetter de plus en plus. 

Celle-ci est bien évidemment bien acceptée par la société, laquelle est axée principalement sur le matérialisme.

– La technologie 

Celle-ci est quasiment normale pour la société basée principalement sur les nouvelles technologies. Nous sommes en effet presque tous concernés dans notre génération. Nous ne pourrions en effet nous passer de notre portable

Il faut dire que la vie a également changé. Nous sommes en effet plus sujets aux déplacements, à l’échange téléphonique etc… Jusque là, pourquoi pas. Le problème, c’est quand cela devient une véritable addiction. Combien de personnes sortent de chez eux mais sont collés à leur portable et ne parlent même pas aux personnes avec qui elles sont ? Je vois personnellement très souvent cela. 

Le danger est bien de ne plus penser qu’aux technologies et ne plus du tout profiter de ce que la nature et les vrais plaisirs de la vie nous offrent. Nous pouvons donc passer à côté de belles choses, lesquelles sont les plus simples. 

Celles moins bien acceptées par la société donc plus sujettes à la honte et à la culpabilité

– L’alcool

Un peu comme la cigarette, la personne peut commencer à boire pour faire comme tout le monde ou parce qu’elle a des soucis. L’alcoolisme n’est pas forcément boire une bouteille de porto par jour. On peut être considéré comme alcoolique à partir du moment où l’on boit, ne serait-ce qu’un verre de vin par jour et ce, sans pouvoir s’en passer. C’est donc devenu une habitude néfaste. Autant dire que bon nombre de personnes peuvent être concernées ! 

L’alcool est tout de même assez dangereux. C’est pour moi un anxiolytique naturel. La personne anxieuse va souvent plonger inconsciemment dedans, car cela la détend clairement au premier abord. Cependant, l’anxiété reviendra ensuite de plus belle, ce qui montre donc que ce n’est pas la solution. 

Bien évidemment, l’alcool peut faire de gros ravages sur la santé et notamment sur le foie. La personne peut se désociabiliser petit à petit et pense ne pouvoir vivre sans. Elle peut même devenir malheureuse et dépressive en buvant. Les effets du lendemain sont terribles (la fameuse gueule de bois). La mauvaise solitude peut la gagner. Cela peut être un véritable cercle vicieux car souvent, la personne alcoolique a un faible insight et pense qu’elle ne boit pas tant que cela. 

Etre alcoolique est généralement mal perçu par la société, car la personne passe pour quelqu’un de dépressif, faible, sans projet etc…je parle là de l’alcoolisme maladif. Car quand on ne boit pas du tout d’alcool, cela passe limite tout aussi mal. Nous passons pour des gens coincés, qui ne profitent pas de la vie, alors que je trouve au contraire qu’il est génial pour une personne de pouvoir s’en passer, non ? ça en fait plutôt une force pour moi.

– Les substances illicites telles que la drogue

C’est un peu le même principe que pour l’alcool et la cigarette concernant le démarrage de cette addiction. La société ne tolère pas ces substances, celles-ci étant illégales.

Idem que pour l’alcool, après avoir ressenti du bien-être lors de la prise de drogue, les problèmes reviennent de force. Il s’agit du même cercle vicieux.

La prise de drogues très fréquente peut avoir un lourd impact sur la santé de l’individu et surtout, sur son cerveau. La personne peut en effet développer des troubles psychotiques. 

 

– Les médicaments

Je parle plus principalement des médicaments tels que les anxiolytiques ou les antidépresseurs. Sur le long terme, ceux-ci mènent en effet à la dépendance. Il est donc nécessaire d’en prendre conscience et d’effectuer un début de sevrage avec un professionnel de la santé. Je vous laisse prendre connaissance de mon article à ce sujet. 

 

– Les jeux vidéos

La personne accro à ces jeux voudra souvent fuir le monde réel. Jouer à des jeux n’est pas un mal en soi si cela permet de nous détendre. Tout est, comme je l’ai dit, une question d’équilibre. Cependant, une personne jouant jour et nuit sans rien faire d’autre et se renfermant sur elle-même a un problème d’addiction. Je connais une personne qui jouait constamment chez elle. Dès que l’on toquait chez elle, elle faisait croire qu’elle n’était pas là. Je pense qu’à partir de là, il y a un gros problème. Comme je l’ai dit, dans ce cas-là, de l’aide extérieure est nécessaire. Il nous faut tout de même en effet un minimum de contact social, car nous sommes des animaux sociaux.

La société actuelle voit d’un mauvais œil les personnes jouant aux jeux vidéos. Même en jouant un petit peu, surtout quand nous sommes une femme, ce qui est mon cas, nous passons pour une personne geek, sans vie extérieure, ringarde, enfantine.

 

– Les jeux d’argent 

La personne peut essayer de jouer et va peut-être même gagner. De là, elle pensera qu’elle peut gagner sans arrêt. Cela peut bien évidemment aller très loin. Je connais un cas d’un individu jouant sans arrêt au casino sans le dire à sa compagne. Un jour, il a malheureusement été dans l’obligation d’hypothéquer sa maison. Imaginez le choc qu’a dû avoir sa femme ! Inutile de vous dire qu’ils sont maintenant séparés. Cela peut avoir des conséquences dramatiques, car sans argent, tout peut devenir très vite catastrophique.

Il y a bien évidemment d’autres types d’addictions que je ne détaille pas dans cet article, mais dont les conséquences sont tout aussi néfastes, comme trop faire le ménage, trop aimer le sexe, trop travailler, trop faire de sport , trop manger… en bref, tout ce qui est trop.

 

– Addictions : pourquoi devient-on dépendant ?

Bien souvent, une addiction cache un mal-être bien plus profond. 

Par exemple, je pense que presque tout le monde a déjà essayé de fumer pour faire comme tout le monde. Mais certains n’en n’ont pas été dépendants pour autant et ont arrêté aussi facilement qu’ils ont commencé. Pourquoi donc certains en deviennent dépendants et pas d’autres ? 

Certaines addictions peuvent donner à la personne un sentiment de détente. La plupart réduisent, du moins semblent réduire temporairement leur anxiété. C’est donc un piège d’utiliser l’addiction dès lors que l’on se sent anxieux, tendu, mal.

Une personne peut également avoir des dépendances car cela lui permet de fuir un peu la réalité de sa vie qu’elle estime peu, qu’elle pense médiocre. Par conséquent, au lieu d’effectuer des actions concrètes pour remédier à son mal-être, celle-ci fuira le problème avec une activité addictive. 

Un individu peut également sombrer dans une addiction pour tenter d’oublier un événement marquant de son passé. Il ne travaillera donc pas sur lui pour résoudre son problème mais tentera de le faire rendre invisible, comme s’il n’avait jamais existé. 

Ce genre de problème peut donc concerner toute personne à un moment de sa vie. Mais tenter de le cacher n’est pas la solution, au risque de le voir s’amplifier encore plus. 

Il y a donc à la base de la dépendance un problème plus profond qu’il convient de traiter. C’est seulement comme cela que la personne aura la force de faire face à ses addictions.

– Addictions : les solutions pour s’en libérer 

Déjà, tout dépend si la personne a conscience ou non de son trouble. Si elle n’en a pas conscience, cela va être difficile et bien souvent, seulement l’entourage pourra réagir.

Si elle souhaite vraiment se libérer de son problème, plusieurs solutions peuvent être envisagées. 

J’ai entendu dire que l’hypnose marchait assez bien pour certaines addictions telles que la cigarette. Ceci ne m’étonne pas, vu que l’hypnose travaille sur l’inconscient et que c’est l’outil idéal pour entamer une introspection, laquelle s’avère primordiale pour se débarrasser d’une addiction. 

Dans le cas de prise de drogue ou d’alcoolisme, il sera quelquefois nécessaire de passer par la prise de certains médicaments. Attention cependant à ne pas en devenir dépendant. Il faut donc vous faire suivre par un professionnel de la santé. 

Certaines thérapies peuvent également aider. Je vous laisse lire mon article sur le sujet. 

Vous pouvez également vous aider des médecines douces telles que la sophrologie, l’homéopathie etc…

Les techniques de relaxation telles que la méditation peuvent également être très utiles.

Pour certaines addictions, vous pouvez également vous inscrire à un groupe d’entraide. Vous y trouverez des personnes ayant le même genre de problèmes et pourrez donc vous entraider ensemble, ce qui est donc génial car en même temps, vous créerez du lien social. Attention cependant à vous entraider ensemble et à ne pas faire l’inverse, c’est-à-dire vous victimiser et rechuter ensemble.