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A propos 

Je m’appelle Laura et vis en région Lorraine.

 

D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours souffert de troubles anxieux. Ayant eu des problèmes de santé étant bébé, mes parents en ont été traumatisés et m’ont ainsi surprotégé à outrance, au point de ne rien pouvoir faire par moi-même. Ce comportement a, pour moi, déclenché mon tempérament anxieux, ayant constamment entendu que j’étais une personne fragile.

Durant toute ma primaire, je faisais toujours partie des 1 ou 2 élèves qui n’allaient jamais en classe de neige. J’étais quasiment tout le temps interdit de sortir, trop dangereux… les autres camarades se liaient donc d’amitié sans moi… j’ai dû m’habituer à la solitude, solitude que j’ai réellement fini par apprécier, au point où lorsque je pouvais exceptionnellement sortir, j’en avais bien trop peur. De là s’est enclenché le début de mon agoraphobie.  

À partir du collège, gros changement pour moi et donc, grosse angoisse. À ce moment, mon tempérament anxieux s’est vraiment transformé en trouble anxieux, ce qui m’a fait manquer énormément de cours. J’ai ainsi souffert principalement de : 

 

  • dépersonnalisation et déréalisation (dus probablement à l’agoraphobie, mais je ne le savais pas à l’époque) ; 
  • émétophobie (peur de vomir) ; 
  • phobie d’impulsion (crainte de faire du mal, de perdre le contrôle d’une situation).

J’ai également subi régulièrement pendant ma scolarité du harcèlement scolaire dû à ma différence, mon physique et mon manque de caractère.

Avec toutes ces expériences vécues, je voyais bien que je n’étais pas « comme les autres ». Je me trouvais donc anormale.

Alternant entre périodes compliquées et plus calmes, tout a explosé à l’âge de 19 ans, lorsque mon père est décédé. Je pense avoir littéralement décompensé dans ma structure névrotique. Je pleurais souvent, tournais en rond, ne savais pas ce qu’il m’arrivait. Je n’avais plus de passion, plus d’appétit… aurais-je fait une déprime ? Cet épisode a duré au moins 6 mois et surtout, a fait apparaît ma peur irrationnelle de devenir folle (psychopatophobie). Cette même période s’est présentée à nouveau en emménageant avec mon compagnon. Tout apparaissait nouveau (nouveau département, nouveau travail). Moi qui me sentais incapable de quitter le « nid » familial, cette transition a vraiment été très difficile à vivre pour moi, bien qu’elle était positive..

Par la suite, étant devenue une personne extrêmement contrôlante qui ne supportait pas l’imprévu, j’ai commencé à développer des TOC, notamment superstitieux. Je me disais, par exemple : « si je ne touche pas cet objet, il va arriver malheur à mon conjoint. »

J’ai finalement pu réussir à apprivoiser ces troubles anxieux sans qu’ils me handicapent comme auparavant. J’en ai, au contraire, fait une force afin de vivre ma vie pleinement. Ne vous découragez surtout pas : quel que soit le degré de votre anxiété, il y existe une solution à tout !